La qualité de vie des Canadiens a « chuté considérablement »

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TORONTO
La ville de Toronto. (Shutterstock) | Shutterstock

Malgré la reprise économique, le « mieux-être » de la population a chuté de 24 % de 2008 à 2010, selon une nouvelle étude, qui conclut que les Canadiens ont été « frappés plus durement par la récession » que ne l'indique le PIB.

Le Conseil consultatif pour l'Indice canadien du mieux-être (ICMÊ) de l'Université de Waterloo, en Ontario, a étudié huit indicateurs :
  • dynamisme communautaire
  • participation démocratique
  • éducation
  • environnement
  • populations en santé
  • loisir et culture
  • niveaux de vie
  • aménagement du temps

Le rapport de l'ICMÊ conclut que la reprise économique qu'a connue le pays depuis la récession de 2008 cache des « vérités troublantes ».

L'ICMÊ souligne que les émissions de gaz à effet de serre ont « grimpé en flèche » depuis 1994, ce qui accroît notamment le risque de maladies respiratoires et les pressions sur le système de santé.

En matière de santé, le rapport indique également que le nombre de Canadiens souffrant du diabète a augmenté de 7,7 % de 2008 à 2010. En revanche, de moins en moins d'adolescents fument.

Près de 20 % des Canadiens de 20 à 64 ans ont un « niveau de stress élevé à cause de contraintes de temps ». Le temps passé chaque jour à se rendre au travail, par exemple, a augmenté de 19,9 % de 1994 à 2010. En d'autres mots, les Canadiens passent moins de temps avec leur famille et le stress accumulé peut « nuire à la santé » et « augmenter les niveaux de dépression ».

L'étude note aussi une « augmentation dramatique » du pourcentage de travailleurs qui sont sans emploi pour une longue durée. Par ailleurs, selon le Conference Board du Canada, l'écart de revenu entre les riches et les pauvres « s'est accru de plus de 40 % de 1994 à 2009 ».

Tous ces exemples montrent une détérioration de la qualité de vie des Canadiens, selon l'ICMÊ.

Politiques gouvernementales

Le coprésident du Conseil et ancien premier ministre de la Saskatchewan Roy Romanow explique que le rapport soulève des questions quant aux choix des gouvernements fédéral et provinciaux. « Nos gouvernements répondent-ils véritablement aux besoins et aux valeurs des Canadiennes et des Canadiens ordinaires? »

Il ajoute qu'il est « essentiel pour tout gouvernement faisant face à des décisions stratégiques entourant la reprise économique de bien comprendre comment les Canadiennes et les Canadiens se portent véritablement ».