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22/10/2012 07:34 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

SAAQ : Des cours d'anglais pour fonctionnaires

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Four old school books are stacked unevenly on a desk in front of a blackboard.

Pour améliorer les communications avec la clientèle anglophone et pour favoriser les échanges avec le reste du Canada, des fonctionnaires et cadres de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) pourront améliorer leurs connaissances de la langue de Shakespeare par l'entremise de cours offerts par la société d'État dans les prochaines semaines.

Selon les explications de la SAAQ, les cours s'adressent principalement aux fonctionnaires affectés aux services à la clientèle, principalement à Montréal, ainsi qu'aux cadres qui doivent participer à des réunions avec des fonctionnaires des autres provinces canadiennes.

Ainsi, l'employé qui estime ne pas posséder un niveau suffisant pour communiquer et échanger en anglais, pourra participer à ces formations, selon les explications du porte-parole de la SAAQ, Gino Desrosiers. «Les cours seront offerts aux personnes qui en expriment le besoin», explique-t-il.

Par ailleurs, avant d'accéder à ces cours, l'employé devra obtenir l'approbation de son supérieur, prévient le porte-parole. «La formation vise les employés qui ont déjà un niveau intermédiaire en anglais et dont la formation peut devenir un atout supplémentaire», précise M. Desrosiers.

98 670 $ pour la formation

Les fonctionnaires et cadres qui bénéficieront de cette formation auront droit aux services de l'entreprise Une Affaire d'Anglais, dont les bureaux sont situés à Québec. D'après le site Internet, la boîte serait spécialisée «depuis près de 20 ans», dans la formation sur mesure pour gestionnaires.

Une formation dont le coût se chiffre pour la SAAQ à 98 670 $ et dont le mandat est d'une durée de trois ans, soit jusqu'en 2015.

Or, il semble que ce n'est pas la première fois que ce type de contrat est donné au niveau de la SAAQ pour des services professionnels pour de la formation en langue anglaise. Dans le passé, la société d'État aurait eu recours à des services similaires, également pour des employés et cadres. Une information validée par le porte-parole, Gino Desrosiers, indiquant que ce type de contrat est octroyé lorsque le besoin est exprimé.

Une formation contestée

Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, se questionne sur le réel besoin d'une telle formation pour les employés. «Je comprends le besoin pour les personnes qui doivent échanger avec des gens des autres provinces, dit-il. Mais le service devrait se faire exclusivement en français au niveau du service à la clientèle à Montréal», estime-t-il. Selon lui, la SAAQ ne doit pas oublier qu'elle est une société d'État est qu'elle a également le mandat de promouvoir et de favoriser l'intégration des nouveaux arrivants.