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Même réalité, mais conditions différentes

19/10/2012 03:59 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Avec la fin des Jeux de Londres en août dernier, c'est un nouveau cycle olympique qui s'est mis en marche. Qui dit nouveau cycle olympique, dit recherche de nouveaux commanditaires.

Les athlètes sont de mieux en mieux soutenus financièrement, mais le système n'est pas encore parfait. Ils ne vivent pas dans les mêmes conditions même s'ils partagent la même réalité.

Oui, ils reçoivent tous 1500 dollars par mois, non imposable, pour leur brevet de Sports Canada. Sauf que le système de financement canadien pour l'excellence est basé sur le mérite, sur les résultats.

Par exemple, en aviron, les athlètes canadiens montent régulièrement sur des podiums internationaux. En 2012, grâce au programme À nous le podium (ANLP), la Fédération nationale d'aviron a reçu 4,55 millions de dollars. À l'autre bout du spectre, le judo a touché 465 000 $ et l'haltérophilie 30 000 $, remis à sa seule récipiendaire Christine Girard.

« Je m'entraîne dans mon garage, je fais mes propres plans d'entraînement, je fais mes propres analyses vidéo. Oui, je suis sur le programme À nous le podium et c'est ce qui m'a permis de continuer dans les dernières années, affirme Girard. Est-ce que c'est suffisant pour me dire que je vais continuer? Je ne suis pas sûre que j'ai la force mentalement de m'entraîner un autre quatre ans dans mon garage toute seule, dans le froid. »

Émilie Heymans, elle, fait partie des athlètes plus choyés.

« Moi, je dois dire que j'ai vraiment eu tout ce dont j'avais besoin pour pouvoir performer. Je faisais un coup de téléphone, je demandais quelque chose et il y avait des gens en arrière qui se forçaient pour me l'avoir », a dit la plongeuse de 30 ans.

Heymans réalise cependant que les jeunes athlètes ont maintenant beaucoup plus de soutien qu'à son époque.

« Moi, quand j'ai commencé en plongeon, il n'y avait pas de brevet junior. Maintenant, les juniors ont des subventions aussi. Alors, tu as 10-11 ans et tu peux avoir une subvention du gouvernement. »

Le comité olympique canadien (COC) est constamment à la recherche de nouveaux partenaires pour augmenter ses fonds et pour aider plus d'athlètes afin de donner espoir à ceux dont la situation s'apparente davantage à celle de Christine Girard.

(D'après un reportage de Marie-José Turcotte)

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