La saison 2012-2013 de la Ligue nationale, dans son format de 82 matchs, est plus que jamais en péril.

Les dirigeants du circuit ont rejeté les trois contre-propositions déposées par l'Association des joueurs jeudi après-midi à Toronto. Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, les a qualifiées de « pas en arrière ».

« Je suis très découragé », a même lancé Bettman.

L'AJLNH retournait à la table des négociations après que les propriétaires eurent déposé mardi une proposition de partage des revenus à 50-50, dont le but était de sauver la saison de 82 matchs avec un début le 2 novembre.

Au sortir d'une réunion d'une heure dans les bureaux de l'AJLNH, le commissaire du circuit a estimé que l'offre de la ligue était « la meilleure qu'elle pouvait offrir » et que, visiblement, « les deux parties ne parlaient pas le même langage ».

« Les trois propositions sont essentiellement des variations de la proposition déposée par l'Association des joueurs cet été », a noté Bettman. Il s'est déclaré inquiet que l'on ne puisse disputer un calendrier de 82 matchs.

« L'offre des joueurs "50-50 + honorer contrats actuels" est une fausse représentation, a déclaré l'adjoint de Bettman, Bill Daly, dans un communiqué. On n'en vient jamais à 50 % pendant les cinq ans de l'offre. Les joueurs disent qu'ils n'ont pas encore vérifié les chiffres. Nous l'avons fait. »

La réponse de Fehr

Le directeur de l'AJLNH, Donald Fehr, s'est présenté une bonne heure après Bettman et il a estimé qu'en rejetant les contre-propositions, la LNH démontre qu'elle ne veut « qu'abaisser de 12,3 % les revenus des joueurs. »

Fehr faisait référence aux anciennes offres de la ligue, qui prévoyaient des réductions de 24 et de 17 %.

« Les joueurs sont prêts à faire des concessions sur le partage des revenus, mais pas à assumer d'autres pertes en dollars absolus après ce qu'ils ont cédé (lors de la signature de la convention collective de 2004) », a ajouté Fehr.

Parmi les trois scénarios proposés par l'AJLNH, l'un proposait un partage des revenus de 50-50 au terme de la troisième année de l'entente et un autre, au terme de la cinquième. La troisième option proposait un partage immédiat des revenus à 50-50, mais à condition que les propriétaires acceptent d'honorer tous les contrats en vigueur à 100 %.

« Ce n'est pas une bonne journée. Cela aurait dû l'être, mais ce ne fut pas le cas » a conclu Fehr, qui ne comprend pas pourquoi cette supposée « meilleure offre » des dirigeants du circuit est venue si tard.