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Industrie de l'amiante : les élus de Thetford Mines toujours en colère

19/10/2012 09:12 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

Les élus de la région de Thetford Mines sont ressortis furieux de leur rencontre, jeudi soir, avec la ministre Élaine Zakaïb. Ils espéraient obtenir une aide gouvernementale à la suite de l'abandon du projet de relance de la mine Lac d'amiante.

La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement du Québec a répété que Thetford Mines ne pourrait pas bénéficier d'un fonds d'investissement comme celui annoncé pour Asbestos. Cette aide de 50 millions a été accordée puisqu'un prêt consenti par les libéraux pour la relance de la mine Jeffrey a été annulé par le gouvernement Marois. La région de Thetford Mines devra plutôt compter sur les programmes existants pour diversifier son économie.

Le maire de Thetford Mines, Luc Berthold, s'explique mal cette fermeture du gouvernement. « On n'a rien demandé à la ministre, pas une somme d'argent. Tout ce qu'on veut savoir, c'est comment, le gouvernement du Québec peut nous aider à passer à travers la situation qu'il a lui-même créée? »

Mercredi, plusieurs intervenants de la région ont vertement critiqué les prises de position du gouvernement du Parti québécois sur l'amiante en affirmant qu'elles minaient la relance de l'industrie et laissaient planer l'incertitude. Cette position a fait fuir les futurs investisseurs potentiels, selon les élus.

Le projet de 40 millions de dollars pour relancer l'industrie de l'amiante à Thetford Mines a été abandonné plus tôt cette semaine par LAB Chrysotile. La mine Lac d'amiante procurait du travail à environ 350 personnes.

La ministre Élaine Zakaïb a mis en doute le sérieux du projet de relance des activités de la mine Lac d'amiante, jeudi. Elle s'est toutefois montrée d'accord pour la création d'une table de concertation afin de déterminer l'aide qui pourrait être apportée à la région de Thetford Mines avec les programmes déjà existants.

Pour le maire de Thetford Mines, c'est insuffisant. « On s'est fait fermer la porte à double tour par la ministre du Développement économique. C'est un très, très mauvais message à envoyer aux régions du Québec en ce moment », a-t-il dit.

Les élus réclament maintenant une rencontre avec la première ministre Pauline Marois pour discuter du dossier. Ils promettent de maintenir la pression sur le gouvernement pour obtenir l'aide souhaitée.

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