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19/10/2012 12:44 EDT | Actualisé 19/12/2012 05:12 EST

De plus en plus de femmes pratiquent la chasse au Québec

La chasse ne semble plus être un univers exclusivement réservé aux hommes au Québec. En effet, le nombre de femmes qui pratiquent ce loisir a considérablement augmenté au cours des dernières années.

Depuis 10 ans, 36 000 femmes ont suivi un cours d'initiation à la chasse. Conséquemment, la présence féminine en forêt est de plus en plus tangible, ce qui ne manque pas de faire réagir certains chasseurs.

« Les hommes sont surpris quand même », concède Manon Goudreau, qui a commencé à pratiquer la chasse il y a 10 ans. À l'époque, elle faisait partie d'un groupe très restreint de femmes qui pratiquaient ce loisir. Mme Goudreau a dû apprendre à faire sa place dans ce monde traditionnellement masculin.

« Ils sont sceptiques parfois, parfois impressionnés, mais ils sont rarement déplacés [...] Il ne faut juste pas être susceptible puis avoir beaucoup d'humour », raconte-t-elle au sujet des hommes qu'elle côtoie en forêt.

Dans certains cas, ce sont même les femmes qui initient leur mari et leurs enfants à la chasse. C'est le cas d'Édith Rosa, agente de bureau à la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

« Une femme est capable de faire autant qu'un homme [...] Une femme peut être propriétaire d'un quatre-roues! », plaide-t-elle. Mme Rosa croit que l'ensemble des chasseurs du Québec bénéficiera de la présence féminine en forêt.

La hausse du nombre de femmes qui pratiquent ce loisir a des répercussions également au sein du marché de la chasse. Ce dernier s'est en effet adapté à cette nouvelle clientèle.

« La majorité des compagnies maintenant développent de nombreux produits un peu plus à l'image, un peu plus adaptés pour les dames », confirme Mathieu Papillon, conseiller au magasin de plein air Latulippe.

« On voit des courroies de carabines, des casquettes [...] des lignes de vêtements bien découpés, ajustés pour les dames. Donc, les compagnies répondent vraiment à une demande qu'on voit au niveau de la gent féminine », explique M. Papillon.

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