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Enquête sur le meurtre d'une Ontarienne en Inde : le gouvernement canadien est critiqué

17/10/2012 07:49 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

Le Canada est montré du doigt pour son manque de collaboration à élucider le meurtre d'une Canadienne, survenu en Inde il y a neuf ans. La police indienne cherche à inculper un résident d'Ottawa, soupçonné d'avoir participé au meurtre de sa soeur pour profiter d'un héritage, mais elle dénonce l'attitude du Canada dans le dossier.

Le meurtre du Dr Asha Goel a eu lieu en 2003. L'obstétricienne de l'Ontario s'était rendue chez son frère à Mumbai, en Inde, pour régler une question d'héritage. Quelques jours plus tard, elle est retrouvée morte chez son frère, poignardée et le crâne fracassé.

La police indienne soupçonne deux des frères de Mme Goel d'avoir commandé le meurtre de leur soeur afin d'obtenir un plus gros héritage. Un des frères impliqués dans cette affaire, Subhash Agrawal, habite à Ottawa. La police indienne et Interpol ont lancé un mandat d'arrêt contre lui en 2006, confirme l'inspecteur Jaywald Hargude, chargé de l'enquête à Mumbai.

Mais ce mandat n'a toutefois jamais été exécuté. Le mari de la victime, Sadan Goel, un résident canadien depuis une quarantaine d'années, a pourtant demandé l'aide de la police, du ministère de la Justice et du ministère des Affaires étrangères, mais sans succès.

Interrogé sur son inaction dans le dossier, le ministère fédéral de la Justice a répondu être prêt à collaborer au besoin.

De son côté, Subhash Agrawal nie toute implication dans le meurtre de sa soeur. Il dit qu'il l'aimait et rappelle qu'il n'a jamais été accusé de quoi que ce soit dans cette affaire.

D'après le reportage de Marc Gauthier avec la CBC

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