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La CSN invite l'ASSÉ au forum sur l'éducation

17/10/2012 06:33 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST
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Female student selecting book from library shelf

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) appelle l'Association pour une solidarité syndicale (ASSÉ) à prendre part au sommet sur l'enseignement supérieur que prépare le gouvernement Marois.

L'ASSÉ a déjà indiqué que sa participation serait conditionnelle aux enjeux abordés et n'a pas exclu pas la tenue d'autres manifestations.

La vice-présidente de la CSN, Denise Boucher, estime qu'aucune association étudiante n'a intérêt à pratiquer la politique de la chaise vide. L'ASSÉ « ne peut pas ne pas être là », a soutenu Mme Boucher mercredi, à l'issue d'une rencontre avec le mnistre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. « On va lui reprocher de ne pas avoir participé. »

« Au contraire, ça permet d'exposer et d'exprimer les idées et c'est ça qu'il faut qu'on puisse faire », a-t-elle affirmé.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui a déjà rencontré le ministre Duchesne, a pour sa part confirmé sa présence au sommet, dont la date n'a pas encore été précisée.

Le gouvernement Marois, qui en campagne électorale avait promis de l'organiser dans les 100 premiers jours de son mandat, a toutefois indiqué qu'il se tiendrait dans les prochains mois.

La CSN satisfaite

Les représentants de la CSN étaient à Québec pour un entretien avec le ministre Duchesne, qui rencontre tous les représentants du milieu de l'éducation en vue du sommet. Mme Boucher a salué l'attitude du ministre Duchesne par communiqué. « Le ministre a fait preuve d'ouverture et semble déterminé à favoriser une large discussion », a-t-elle déclaré.

La CSN s'est réjouie que le ministre n'entende pas limiter la portée du sommet aux seuls droits de scolarité. Sans négliger cet enjeu, sa délégation a également insisté sur la gouvernance, la mission de l'université ainsi que le financement de l'enseignement et de la recherche. La CSN a profité de cet entretien avec le ministre Duchesne pour lui remettre une série de recommandations visant à assurer l'accessibilité et le financement adéquat de l'enseignement supérieur.

Mme Boucher était accompagnée des représentants des trois secteurs de l'éducation de la CSN, soit la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) et la Fédération des professionnèles (sic).

Les libéraux réclament une compensation pour les universités

Le Parti libéral du Québec presse le gouvernement péquiste d'indemniser les établissements universitaires pour l'annulation de la hausse des droits de scolarité, qu'avait décidée le gouvernement Charest, au printemps dernier. L'annulation de la hausse les prive de 40 millions de dollars pour l'exercice 2012-13, estime le porte-parole libéral en matière d'enseignement supérieur, Gerry Sklavounos.

Le cabinet du ministre Duchesne a indiqué mercredi que les universités n'avaient encore reçu aucune compensation financière. Son porte-parole a précisé qu'aucun n'engagement n'avait été pris, puisque les discussions à ce sujet se poursuivent.

En décrétant le gel, en septembre dernier, Mme Marois avait affirmé que cela n'affecterait pas les budgets des universités.

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ) demeure de son côté optimiste. « On n'a aucune raison de croire que le gouvernement ne va pas donner suite à l'annonce qui a été faite », a déclaré une porte-parole du regroupement, Chantal Pouliot. « On n'a pas de signe à cet effet. »

Lors d'un point de presse, M. Sklavounos a par ailleurs rappelé que M. Duchesne avait mis en doute le sous-financement des universités, qui avait mené les libéraux à augmenter les droits de scolarité. « Avec un ministre de l'Enseignement supérieur qui doute publiquement du sous-financement de nos universités, je suis encore plus inquiet », a-t-il dit.

La CRÉPUQ évalue le sous-financement universitaire à 620 millions de dollars, soit 3100 $ par étudiant.

Au cours du sommet, le regroupement entend d'ailleurs marteler cet argument, que contestent les associations étudiantes et les syndicats, qui critiquent plutôt la gestion universitaire.