MONTRÉAL - L'ex-dirigeant d'Infrabec, Lino Zambito, croit qu'en resserrant certaines règles et lois, il est possible de compliquer suffisamment la vie des entrepreneurs qui seraient tentés de mettre de nouveau en place un système de collusion dans le domaine de la construction.

L'ancien entrepreneur du domaine des égouts, aujourd'hui restaurateur, a formulé ses suggestions, mardi, à l'invitation de la présidente de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, France Charbonneau, et du commissaire Renaud Lachance. Ceux-ci voulaient avoir des idées sur les moyens à mettre en place pour «mettre des bâtons dans les roues» des entrepreneurs qui seraient tentés d'abuser du système public d'appels d'offres.

Il a notamment suggéré de s'assurer, par différents moyens législatifs ou réglementaires, qu'un entrepreneur reconnu coupable de fraude ou de collusion ne puisse continuer à obtenir des contrats par des moyens détournés.

«Il est important de mettre en place des lois efficaces où les gens qui sont reconnus coupables ne puissent pas avoir accès à des permis de construction. On le voit un peu: des gens changent de nom de compagnie, changent d'actionnaires, mais les intermédiaires, ces acteurs-là sont tout le temps dans le domaine. Moi, je pense que les gens qui sont trouvés coupables doivent être sortis du domaine de la construction», a opiné M. Zambito.

Les municipalités ont aussi leur bout de chemin à faire, avance-t-il, en examinant plus à fond le passé des entreprises qui déposent une soumission. Toutefois, il faudrait, pour ce faire, que celles-ci disposent de plus de pouvoirs, puisqu'elles sont actuellement contraintes d'accorder le contrat au plus bas soumissionnaire conforme.

M. Zambito a aussi recommandé que le ministère des Transports réembauche des ingénieurs et que ce soit eux qui s'occupent de la conception et de la surveillance des chantiers, plutôt que les firmes privées de génie, comme c'est souvent le cas aujourd'hui. À cause des compressions budgétaires, entre autres, le ministère s'est peu à peu départi au fil des ans d'une bonne partie de ses effectifs, au profit des firmes privées de génie.

M. Zambito a également proposé de trouver un moyen d'éviter qu'un entrepreneur qui a obtenu un contrat, parce qu'il est le plus bas soumissionnaire conforme, puisse ensuite le donner en entier en sous-traitance à un autre entrepreneur. Actuellement, aucune règle ne l'empêche de le faire.

Contre-interrogé

Le contre-interrogatoire de M. Zambito a ensuite débuté. Les deux avocats qui l'ont contre-interrogé jusqu'ici, Me Denis Houle, de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux, et Martin Saint-Jean, de la Ville de Montréal, ont tenté, en vain, de le mettre en contradiction.

Me Saint-Jean a toutefois réussi à lui faire dire qu'il n'avait jamais vu en personne de l'argent être remis au parti Union Montréal, bien que l'intermédiaire à qui il remettait déjà sa quote-part de 2,5 pour cent du coût de ses contrats pour la mafia, Nicolo Milioto, lui ait dit en 2005 qu'il devrait désormais verser 3 pour cent supplémentaires pour le parti du maire de Montréal, Gérald Tremblay. «Je n'avais aucune raison de mettre en doute la parole de monsieur Milioto que ça aboutissait chez Union Montréal», a-t-il rétorqué.

De même, il n'a pas vu non plus lui-même une remise d'argent à l'ancien directeur général de la Ville de Montréal, Robert Abdallah, bien qu'il ait témoigné du fait qu'en utilisant des tuyaux qui lui coûteraient plus cher que prévu pour un contrat d'égout, il serait compensé et qu'en plus, une somme serait versée à M. Abdallah.

Dans ses réponses, M. Zambito a parfois fait référence à des «directives» qui étaient faites aux entrepreneurs pour payer une telle quote-part, ajoutant que les entrepreneurs du cercle fermé en étaient parfois mécontents. Il s'est dit toutefois incapable de nommer l'entrepreneur, au sein du groupe de 10 ou 12, qui l'aurait mis au courant d'une directive donnée. Le procureur de la Ville de Montréal s'est étonné du fait que sa mémoire soit plus précise pour des détails sur certains contrats.

Un oui partiel au PLQ

Par ailleurs, l'avocat du Parti libéral du Québec, Me Michel Décary, n'a eu que partiellement gain de cause dans sa requête pour obtenir le statut de participant devant la commission. Le statut de participant permet surtout à l'avocat de contre-interroger lui-même les témoins. Le statut d'intervenant permet à l'avocat de suggérer des questions aux procureurs de la commission.

Finalement, l'avocat du PLQ pourra contre-interroger le témoin Lino Zambito, mais pas sur la portion de son témoignage qui a été frappée d'une ordonnance de non-publication, les 3 et 4 octobre. Il ne pourra même pas le contre-interroger sur la portion de ce témoignage qui a ensuite été rendue publique par les médias.

«Il ne saurait être question, pour l'instant, de rouvrir les témoignages clos au bénéfice d'une partie ayant délibérément décidé d'intervenir à ce stade-ci de nos travaux et ne jugeant pas utile d'agir plus tôt», a tranché la juge Charbonneau.

«Vous auriez eu toute la divulgation complète si vous aviez été là en temps opportun», lui a lancé la juge Charbonneau.

Néanmoins, les commissaires ont octroyé le statut de participant au Parti libéral. La présidente a précisé que «la nature et la portée de cette participation et les parties de l'enquête auxquelles le Parti libéral du Québec pourra participer seront limitées au financement des partis politiques et à l'octroi et à la gestion de contrats publics dans l'industrie de la construction».

La requête du Parti libéral est effectivement parvenue bien tardivement. Le Parti québécois, qui a dirigé le gouvernement pendant certaines des années comprises par le mandat de la commission, s'est déjà vu accorder le statut de participant.

Québec solidaire et la Coalition avenir Québec ont, de leur côté, obtenu le statut d'intervenant. Jusqu'ici, le Parti libéral, qui a pourtant été au pouvoir durant la majorité de la période couverte par le mandat de la commission, n'avait pas demandé de statut tout court; il était absent.

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  • François Beaudry

    Le ministère des Transports du Québec avait été mis au parfum dès 2002-2003 par une taupe de l'existence d'un vaste stratagème de collusion impliquant des entrepreneurs de la grande région de Montréal, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/05/05/francois-beaudry-commission-charbonneau_n_5266575.html" target="_blank">a rappelé François Beaudry, un ancien du MTQ</a> qui s'était déjà longuement confié à l'émission <em>Enquête</em>.

  • Florent Gagné

    L'ancien sous-ministre estime que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/25/commission-charbonneau-florent-gagne_n_5212672.html" target="_blank">les critiques adressées au MTQ quant à son manque de vigueur</a> dans la lutte à la collusion au fil des ans sont injustes.

  • Paul-André Fournier

    L'ex-directeur des travaux pour le MTQ à Montréal admet, à la suite de son subordonné Claude Paquet, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/24/ceic-bpr-fraude_n_5206017.html" target="_blank">avoir négocié avec les plus bas soumissionnaires</a> pour deux contrats accordés dans le dossier de la réfection du rond-point l'Acadie afin d'obtenir des réductions de prix, à la demande du sous-ministre adjoint Liguori Hinse, voire du sous-ministre.

  • Robert Marcil

    L'ex-employé de la Ville de Montréal Robert Marcil a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/23/robert-marcil-plaide-coupable-ordre-ingenieurs-commission-charbonneau_n_5198734.html" target="_blank">plaidé coupable d'infractions déontologiques</a> devant le comité de discipline de l'Ordre des ingénieurs. Il avait témoigné devant la CEIC en février et avait reconnu son «manque de jugement».

  • Claude Paquet

    L'ancien chef de service des projets à la direction territoriale de Montréal du ministère des Transports du Québec a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/17/commission-charbonneau-peche-claude-paquet-ex-cadre-mtq_n_5169126.html" target="_blank">contrevenu aux règles du MTQ</a> dans le dossier de la réfection du rond-point L'Acadie, évoqué par Lino Zambito devant la commission Charbonneau.

  • Jocelyn Dupuis

    L'ex-secrétaire du conseil exécutif de la FTQ-Construction, Alain Pigeon, soutient que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/16/proces-dupuis-syndicat_n_5159982.html" target="_blank">la haute direction était bien au fait des dépenses extravagantes</a> de son ex-directeur général, Jocelyn Dupuis, et fermait les yeux car les sommes réclamées en trop «allaient au bien-être des travailleurs» de la centrale.

  • Guy Desrosiers

    La perte d'expertise au ministère des Transports du Québec et son recours massif aux firmes de génie dans les années 2000 ont eu pour conséquence que<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/15/commission-charbonneau-contrats-mtq_n_5152533.html" target="_blank"> le MTQ n'arrivait plus à assurer un véritable suivi de ses travaux</a>, et donc à contrôler leurs coûts, a fait ressortir l''enquêteur de la commission Guy Desrosiers.

  • Serge Daunais

    Le directeur général de Pavages Maska admet qu'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/14/commission-charbonneau-contrats-mtq_n_5146078.html" target="_blank">il y a eu de la collusion dans le pavage par le passé</a> et que des entreprises s'entendent encore pour ne pas empiéter sur leurs territoires respectifs.

  • Nicolas Hains

    L'ingénieur Nicolas Hains a dressé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/11/commission-charbonneau-contrats-ministere-des-transports_n_5132349.html" target="_blank">un portrait critique de son passage comme estimateur</a> au bureau de Montréal de Construction DJL devant la commission Charbonneau.

  • Marcel Roireau

    Le président de l'entreprise DJL <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/10/commission-charbonneau--apres-sintra-la-commission-entend-djl_n_5125020.html" target="_blank">nie avec véhémence avoir fait de la collusion</a> avec Sintra pour se partager le marché du pavage au Québec et soutient que si DJL est plus présente dans certaines régions, et moins ailleurs, c'est uniquement en fonction d'occasions d'affaires.

  • Normand Bédard

    L'ex-président de Sintra <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/04/09/commission-charbonneau-sintra-normand-bedard-mtq_n_5116956.html" target="_blank">reconnaît avoir fait de la collusion</a> pour se partager des contrats de pavage, notamment ceux attribués par le ministère des Transports du Québec dès les années 1980.

  • Joe Borsellino

    L'ex-dirigeant de Garnier, Joe Borsellino, avait des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/13/commission-charbonneau-joe-borsellino-liens-rizzuto_n_4958006.html" target="_blank">relations personnelles et professionnelles avec le clan Rizzuto</a>, ont révélé des écoutes électroniques.

  • Martin Cloutier

    Le chef de service à l'Agence du revenu du Québec estime que la fausse facturation des entreprises et les travailleurs au noir entraînent des <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/10/des-histoires-de-fausse-facturation-au-menu-de-la-commission-charbonneau_n_4934221.html" target="_blank">pertes fiscales de 3,5 milliards de dollars par année</a> pour Québec.

  • Bernard « Rambo » Gauthier

    Le représentant du local 791 des opérateurs de machinerie lourde pour la Côte-Nord a dû admettre qu'il a avait<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/26/commission-charbonneau-bernard-gauthier_n_4858378.html" target="_blank"> fait appel à l'intimidation</a> pour arriver à ses fins dans le cadre des travaux pour la centrale hydroélectrique La Romaine. Son supérieur immédiat, le directeur général du local 791, Bernard Girard, l'avait rencontré dans ses premières années pour discuter de son « agressivité ».

  • Marcel Pouliot

    L'entrepreneur de l'Estrie a raconté à la commission <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/27/commission-charbonneau--et-si-tas-pas-de-soupe-tas-plus-de-travaux----marcel-pouliot_n_4867807.html" target="_blank">ses déboires récents sur le chantier de La Romaine</a>, un cocktail fait de mauvaises surprises, de tensions avec Bernard Gauthier et de bris mystérieux d'équipements coûteux.

  • Pierre Laprise

    Le chantier de La Romaine sur la Côte-Nord s'est révélé <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/25/intransigeance-rambo-entreprise-fernand-gilbert-commission-charbonneau_n_4849971.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise FGL du Saguenay. Bris d'équipements à répétition, embauche à la merci de Bernard « Rambo » Gauthier, travailleurs intoxiqués... du jamais vu en 25 ans selon Pierre Laprise.

  • Jean-François Sabourin

    L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/24/bernard--rambo-gauthier-homme-cle-sur-la-cote-nord_n_4846798.html" target="_blank">enquêteur Sabourin</a>, qui a rencontré près d'une centaine de témoins dans la région entre 2009 et 2011, a expliqué que Bernard « Rambo » Gauthier avait la volonté de contrôler l'embauche pour le chantier de La Romaine.

  • Normand Pedneault

    L'entrepreneur du Saguenay a raconté comment ses frères ont été molestés, après qu'il ait refusé de plier devant les exigences du représentant du local AMI Michel Bézeau et de Bernard « Rambo » Gauthier, représentant du 791. Ils demandaient le renvoi de ses travailleurs du Saguenay en échange de ses hommes. M. Pedneault a éclaté en larmes en racontant <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/20/entrepreneurs-battus-cote-nord-ftq-construction-rambo_n_4815729.html" target="_blank">cet épisode</a>.

  • Daniel Gagné

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/19/commission-charbonneau-le-president-de-linternational-contre-interroge-par-la-ftq-construction_n_4815152.html" target="_blank">Daniel Gagné</a> a révélé avoir appris en mars 2010 que la FIPOE (syndicat des électriciens, FTQ-Construction) aurait conclu des ententes secrètes avec deux poids lourds de l'International, soit Gérard Cyr, le puissant gérant d'affaires du local 144 (tuyauteurs), et Donald Fortin, directeur général de la centrale syndicale.

  • Rock Savard

    L'entrepreneur du Saguenay <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/18/commission-charbonneau-un-entrepreneur-du-saguenay-a-la-barre-des-temoins_n_4808170.html" target="_blank">Rock Savard</a> a raconté à la CEIC comment il a été contraint d'acheter la paix sur un chantier de la Côte-Nord en concluant une entente avec les représentants locaux de la FTQ-Construction, Bernard « Rambo » Gauthier et Michel Bézeau.

  • Serge Larouche

    L'entreprise Ganotec a versé environ 1,2 million de dollars entre 2000 et 2006 à Gérard Cyr, alors président du CPQMC-International et patron du local 144, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-international-ganotec_n_4775741.html" target="_blank">selon le témoignage de son PDG Serge Larouche</a>.

  • Paul Faulkner

    La commission Charbonneau a fait le point sur le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/12/commission-charbonneau-interesse-international_n_4773080.html" target="_blank">fonctionnement de l'International</a> avec le directeur général du Conseil provincial du Qc des métiers de la construction.

  • Michel Comeau

    L'enquêteur <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/11/commission-charbonneau-enregistrements-commandes-ken-pereira_n_4766593.html" target="_blank">Michel Comeau</a> a rapporté que plusieurs grutiers québécois ont été payés à ne rien faire sur le chantier de la centrale de Péribonka. Il a rencontré quelque 70 personnes en un an afin de prendre la mesure de la discrimination sur les chantiers et de la violence qui y règne.

  • Jacques Sainte-Marie

    Le chantier d'Hydro-Québec à Péribonka aurait été <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/17/commission-charbonneau-retour-sur-les-grutiers-de-la-ftq-construction-payes-a-ne-rien-faire_n_4802696.html" target="_blank">un véritable calvaire</a> pour l'entreprise allemande Bauer, ce qui aurait entraîné des coûts supplémentaires de plus de 4 M$ indemnisés par la société d'État. Selon Jacques Sainte-Marie, ex-directeur de projet pour Bauer, les doléances des délégués syndicaux étaient constantes, surtout sur le partage des tâches, avec, en arrière-plan, la volonté de « faire sortir les étrangers du chantier ».

  • Eugène Arsenault

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/13/commission-charbonneau-eugene-arsenault_n_4781313.html" target="_blank">Eugène Arsenault</a>, dont le nom est ressorti en marge des allégations portées par Serge Larouche contre le syndicaliste Gérard Cyr, a confirmé que le PDG de Ganotec lui avait confié en 2005 que Léopold Gagnon, alors patron de l'entreprise, versait de l'argent comptant au président de l'International.

  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)