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Le NPD attaque MacKay sur le programme « d'échange » afghan

16/10/2012 11:32 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Pour une deuxième journée consécutive, mardi, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a dû se défendre aux Communes contre des attaques de l'opposition concernant des soldats canadiens combattant en Afghanistan auprès d'alliés.

Moins d'une demi-douzaine de soldats - la majorité oeuvrant au sein de l'armée de l'air - font partie de programmes d'échange avec les forces britanniques, australiennes et américaines, qui sont toujours engagées dans des opérations de combat contre les talibans à Kandahar. Le Canada, lui, a mis fin à ses opérations de combat.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de défense, Jack Harris, accuse le ministre MacKay de cacher la vérité à la Chambre des communes et à la population, qui s'attendaient à ce que les militaires canadiens ne soient plus en danger après leur départ du sud de l'Afghanistan l'an dernier.

M. Harris estime également que ce programme d'échange viole la motion adoptée aux Communes en 2008, et qui ordonne la fin des opérations de combat canadiennes d'ici la fin de 2011.

Selon M. MacKay, toutefois, ce programme ne contrevient pas à la motion. Il affirme par ailleurs que cette participation des Forces canadiennes s'inscrit dans la volonté plus large de collaboration de longue date avec ses alliés.

Alors que les troupes canadiennes quittaient Kandahar, le gouvernement Harper a formulé une politique stricte pour respecter la volonté du Parlement mais, au printemps 2011, le ministère de la Défense a discrètement exigé une exemption, puisque plusieurs soldats devaient servir au sein de l'armée américaine.

Des documents obtenus par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information démontrent que depuis l'exemption, quatre soldats canadiens ont combattu à Kandahar au sein d'autres forces armées.

Le gouvernement a toutefois promis que les Canadiens ne seront pas impliqués dans des combats, rappelle M. Harris.

Le dernier examen du programme d'échange remonte à la guerre menée par les États-Unis en Irak, à laquelle le gouvernement Chrétien a refusé de participer. Il a cependant discrètement autorisé plusieurs officiers hauts gradés à occuper des postes administratifs au sein des forces américaines.


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