POLITIQUE

Course à la direction du PLQ: l'ex-vice-président Jean David sera candidat

16/10/2012 06:19 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST
Capture d'écran

MONTRÉAL - La course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) pourrait être assaisonnée d'un candidat-surprise.

Un ancien vice-président du PLQ, Jean David, pourrait devenir le quatrième candidat à entrer dans la course à la succession de Jean Charest.

M. David a confirmé son intérêt mardi matin, en conférence de presse dans un hôtel du Vieux-Montréal, indiquant qu'il entendait participer au conseil général du parti le week-end prochain afin de savoir si les règles qui seront fixées lui permettront de participer à la course.

Pour l'instant, trois candidats cherchent à prendre la direction du parti, soit les ex-ministres Raymond Bachand, Philippe Couillard et Pierre Moreau.

Jean David définit sa candidature autour de quatre thèmes, soit la santé, l'éducation, l'environnement et la créativité.

Sur ce dernier point, il considère que le PLQ et tous les autres partis sont devenus des spécialistes de la mise en marché pour gagner des élections qui n'ont plus de phare.

«Le véritable déficit, il est par rapport à une vision d'avenir, un projet, une vision de société. Comme groupe, comme peuple, nous Québécois, où allons-nous? Mon intérêt, c'est de mobiliser les gens, de rassembler les Québécois. Je trouve que les Québécois sont trop divisés.»

À cet effet, il ne se gêne pas pour mettre au défi ses adversaires. «Ce qui m'intéresse, c'est de pouvoir 'challenger' mes amis Couillard, Bachand et Moreau dans ce processus de recherche d'exploration d'une nouvelle façon d'être, d'une nouvelle relation, qu'un parti politique devrait avoir avec ses citoyens parce que celle qu'on a présentement est totalement insatisfaisante», a-t-il dit.

Jean David a joint le Parti libéral il y a plus de 40 ans, en devenant président de la commission jeunesse en 1971. En 1999, il a présidé la commission politique du PLQ et il est devenu le vice-président du parti.

Il a toutefois claqué la porte avec fracas en 2002, un an avant l'arrivée des libéraux au pouvoir. Il avait alors dénoncé vertement le leadership de Jean Charest.

«Ce que j'ai dénoncé il y a 10 ans, c'est le manque de vision à long terme. La notion de projet de société à cette époque était totalement absente», a-t-il dit.

«La machine elle-même refusait cela parce qu'il y avait un besoin de gagner absolument l'élection qui s'en venait et pour cela, il fallait mettre en boîte, emballer quelque chose qui allait plaire aux gens comme si c'était un vulgaire produit.»

M. David a dit vouloir modifier les règles de course à la direction mais n'en fait pas une condition à sa participation. Plutôt que de voir le nouveau chef élu par un congrès de 24 délégués par circonscription électorale, il propose un suffrage universel des membres du PLQ.

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