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"Cinquante nuances de Grey": le succès des produits dérivés aux Etats-Unis

16/10/2012 10:58 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST
AP

PARIS - Trente millions d'exemplaires du roman «Fifty Shades of Grey» se sont vendus aux États-Unis depuis le début de l'année et la trilogie est même restée 25 semaines de suite dans les listes de best-sellers américains. Mais le succès de la saga de E.L. James ne se limite pas aux pages porno soft, imprimées ou numériques, des livres.

Les lecteurs, surtout des lectrices, ont voulu pimenter leurs nuits en imitant les pratiques sado-maso des protagonistes de la saga. Par conséquent, le réseau de boutiques érotiques Babeland a enregistré en 2012 une augmentation de ses ventes de 40 pour cent, portée essentiellement par les ventes d'accessoires de bondage.

Un magasin de bricolage à New York a également noté une augmentation de 10 pour cent de ses ventes de cordage, entre mars — quand les ventes du livre ont commencé à exploser — et juillet 2012 par rapport à l'année précédente. Moins trash, la marque de préservatifs Trojan a vu ses ventes de vibromasseurs grimper de 14 pour cent au premier semestre 2012 par rapport à la même période en 2011. Plus soft, la marque de maquillage américaine Bobbi Brown propose une palette dans les tons de gris, reprenant le jeu de mots du titre de la version originale («grey» en anglais signifie gris).

La maison de disques EMI a aussi édité «Fifty Shades of Grey: The Classical Album», reprenant les titres musicaux qui rythment le livre. Le CD vient de sortir dans l'Hexagone sous le nom «Cinquante nuances de Grey: l'album classique», alors que la vague «Fifty Shades» s'apprête à toucher la France avec la sortie mercredi du premier tome de la trilogie.

Les libraires américains ne sont pas en reste et espèrent également développer leurs sections érotiques dans le sillage du succès de «Fifty Shades» avec une douzaine de romans surfant sur la vague porno soft. Mais certains établissements outre-Atlantique ont carrément retiré les ouvrages de leurs rayons, arguant de la faible qualité littéraire ou de son contenu trop explicite.