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Une tribune pour les musiques métissées à Montréal

15/10/2012 02:14 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

La deuxième édition de la Vitrine des musiques métissées est en cours dans le Quartier des spectacles. L'événement qui se poursuit jusqu'au 16 octobre rassemble une centaine d'artistes, des Québécois de souche mais aussi des musiciens d'origines diverses.

Des concerts gratuits sont offerts de 17 h à 18 h 30 à l'Espace culturel Georges-Émile Lapalme, dans le hall d'entrée de la Place des Arts. Les spectacles payants ont lieu en soirée à l'Astral.

La directrice artistique de l'événement est Pamela Kamar, une Québécoise d'origine libanaise tandis que sa mère, Aïda Kamar, en assure la présidence. Pamela Kamar explique qu'elles ont mis sur pied cette vitrine des musiques locales métissées pour obtenir une reconnaissance de l'industrie.

Elle ajoute que bien des artistes québécois n'ont pas nécessairement voyagé pour découvrir certains styles musicaux (klezmer, musique tzigane, arabe, latino), puisque leur métissage s'est opéré en côtoyant des immigrants ou des enfants d'immigrants. Elle donne l'exemple de Marjorie Fiset, qui chante en français, en mélangeant pop et jazz, avec des rythmes du monde, glanés au fil de ses rencontres à Montréal ou encore le collectif DJU formé majoritairement de Québécois « pure laine » qui se sont appropriés les rythmes tziganes en les métissant avec des rythmes du Québec.

Le thème de cette année : « Le dire aussi en français »

Plus de la moitié des artistes participant à la Vitrine des musiques métissées sont des Québécois de souche, les autres sont des musiciens venus d'ailleurs ou nés ici de parents immigrants. Tous sont unis par la langue française. Elle-même enfant de la loi 101, Pamela Kamar tient à souligner que tous les spectacles vont intégrer des compositions en français.

Pamela et Aida Kamar ont fondé il y a 6 ans Vision Diversité, entre autres pour décloisonner les musiques du monde

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