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Collusion : Québec scrute à la loupe les contrats octroyés par la Ville

15/10/2012 06:55 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

Dans la foulée des révélations faites dans le cadre de la Commission Charbonneau, le maire Régis Labeaume a décidé de resserrer les contrôles entourant les contrats octroyés par la Ville de Québec. Les contrats accordés au cours des trois dernières années seront scrutés à la loupe.

Rappelons qu'une première analyse a été faite il y a trois ans par le vérificateur général de la Ville de Québec, François Gagnon. Son enquête avait permis de vérifier 150 contrats d'appels d'offres de la Ville. L'objectif était de voir s'il y avait eu des failles et si les fonctionnaires enquêtaient, par exemple, lorsqu'il n'y avait qu'un seul soumissionnaire. Au final, l'enquête n'avait pas permis de mettre en lumière des problèmes de collusion ou de corruption.

Malgré ce portrait de la situation, le maire Labeaume reconnaît que la Ville de Québec n'est pas à l'abri de la corruption et de la collusion. C'est pourquoi il a fait une nouvelle demande aux fonctionnaires de la Ville de Québec. Ils analyseront donc les contrats d'appels d'offres des trois dernières années.

Si le maire de Québec se plaît à dire qu'il est pratiquement impossible que la Ville de Québec fasse figure d'exception en matière de collusion et de corruption, la Commission Charbonneau le fait néanmoins réfléchir.

« On se pose la question. Ça ne se peut quasiment pas que ce soit à Québec qu'il n'y ait rien qui se passe en terme de collusion à l'extérieur de l'hôtel de ville, mais on cherche », a-t-il indiqué lundi en marge de la séance du conseil municipal.

« Nous autres, on a le problème inverse : on cherche pour voir s'il y aurait quelque chose alors que d'autres se défendent », a ajouté le maire Labeaume, faisant ainsi référence aux allégations dont font l'objet le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et celui de Laval, Gilles Vaillancourt, dans le cadre de la Commission Charbonneau.

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