NOUVELLES

Intimidation : vives réactions à la mort d'une adolescente en C.-B.

12/10/2012 08:59 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

La mort de l'adolescente de Port Coquitlam, Amanda Todd, qui se serait suicidée mercredi après avoir été victime d'intimidation soulève de vives réactions du gouvernement ainsi que d'usagers des réseaux sociaux.

Tous veulent combattre la violence physique, verbale ou écrite qui harcèle des enfants parfois fragiles.

Réaction politique

La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, a déclaré au réseau Newsnet de CBC qu'il fallait donner aux enseignants la formation et les moyens pour lutter contre les menaces à l'école.

« Les auteurs d'intimidation doivent être punis et savoir qu'il y a des conséquences à leurs gestes », a-t-elle souligné.

Une punition qui ressemblerait à celle donnée à une adolescente de 16 ans en 2002 par un juge d'un tribunal de la jeunesse d'Abbotsford. Il avait alors reconnu l'accusée coupable de harcèlement criminel ayant poussé au suicide Dawn-Marie Wesley, une adolescente de 14 ans.

Christy Clark encourage les élèves à se munir de « courage et de témérité » pour montrer du doigt ceux qui inspirent la crainte aux plus faibles et demande aux parents et à la communauté de travailler ensemble contre ce fléau.

Une enquête en cours

La Gendarmerie royale du Canada regarde par ailleurs les messages laissés sur Internet avant la mort d'Amanda Todd afin d'éclaircir les raisons qui l'auraient poussée à mettre fin à ses jours.

Le Bureau du coroner de la Colombie-Britannique, qui mène également une enquête, précise que ses recherches seront complexes et que le public ne doit pas espérer obtenir des réponses rapides de sa part.

La Colombie-Britannique pourrait s'inspirer de mesures prises cette année en Ontario et au Québec qui autorisent les écoles de ces provinces à exclure de manière définitive les harceleurs d'élèves.

Amanda Todd, une fille de 15 ans, est morte après avoir décrit ses souffrances dans une vidéo publiée sur YouTube.

PLUS: