Le gouvernement du Québec confirme le retrait du prêt de 58 millions de dollars promis par l'ancien gouvernement pour la relance de la mine d'amiante Jeffrey.

Cette décision place la mine « sur le chemin de la fermeture », affirme le PDG de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe.

Les actionnaires de la mine d'Asbestos ont confirmé l'annulation du prêt à la sortie d'une rencontre avec des représentants du ministère des Finances à Québec.

Bernard Coulombe a précisé à la radio de Radio-Canada Estrie que la mine lui coûtait 500 000 $ par mois, seulement pour être maintenue en activité.

Le PDG croit que la dernière chance de Mine Jeffrey serait de trouver un investisseur qui pourrait remettre la mine à flot, mais il évalue que cela est peu probable à cause du contexte politique. « Ce que nous craignons, c'est que même si on avait l'argent, le gouvernement - en tout cas certains ministres - sont anti-amiante, et ils vont trouver le moyen de resserrer les règlements au point qu'on ne sera plus capables d'opérer. C'est ça notre grande crainte, et je ne suis pas capable de garantir à des investisseurs le contraire », explique-t-il.

En juin dernier, le gouvernement libéral de Jean Charest avait annoncé un prêt de 58 millions à Mine Jeffrey, qui voulait relancer les activités de sa mine d'amiante souterraine dans le but d'exporter sa production vers des pays en développement.

Pauline Marois avait pour sa part promis pendant la campagne électorale qu'un gouvernement péquiste prendrait tous les moyens nécessaires pour annuler le prêt consenti.

La relance de la mine aurait assuré la survie de la mine pour 25 ans et aurait créé 450 emplois. Le projet était cependant contesté par plusieurs groupes, dont la Société canadienne du cancer et un regroupement de familles de travailleurs morts de maladies liées à l'amiante.

Le gouvernement doit maintenant négocier une juste compensation pour les actionnaires de Mine Jeffrey qui ont investi sur la base des promesses faites par le gouvernement libéral.