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De Villota fait face à la presse

11/10/2012 03:10 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

« Qui va m'aimer? », s'est dit Maria de Villota quand elle s'est regardée pour la première fois dans le miroir, après son accident du mois de juillet en Angleterre.

La pilote espagnole a affronté courageusement les médias jeudi, à Madrid, pour satisfaire la curiosité du public, arborant un cache sur son oeil droit qu'elle a perdu dans l'accident.

« Quand je me suis regardé pour la première fois dans le miroir, j'avais 140 points de suture, j'avais l'impression qu'ils m'avaient recousue avec de la corde à bateau, et je n'avais plus d'oeil droit. J'étais terrifiée. »

Elle a accepté de raconter comment elle avait réagi quand elle a repris conscience. Ses premiers mots ont été en anglais, pensant qu'il s'agissait d'un contrôle de la FIA. Son père lui a alors demandé de parler dans sa langue natale, car sa petite soeur ne la comprenait pas. Elle a alors réalisé où elle était.

Quand le chirurgien lui a révélé qu'elle avait perdu un oeil. Elle lui a répondu ceci.

« Je lui ai demandé s'il était chirurgien. Il m'a dit oui. Je lui ai demandé s'il avait besoin de ses deux mains pour travailler. Il m'a dit oui. Moi, j'ai besoin de mes deux yeux, car je suis pilote de F1 », a-t-elle dit, citée par AS.

« Je n'ai pas réalisé tout de suite qu'il m'avait sauvé la vie, a-t-elle admis. Mais il a bien vu que j'étais en vie, c'est ce qui comptait pour lui. »

Maria de Villota dire voir mieux d'un seul oeil.

« Avant, je ne voyais pas plus loin que mon cockpit, a-t-elle affirmé. Aujourd'hui, tout est plus clair, même avec un seul oeil. Il y a de la vie au de là de la F1. Je suis certaine que le meilleur est à venir. »

Les médias voulaient également savoir ce qui s'était passé le jour de l'accident à Duxford. Pourquoi la voiture avait accéléré subitement pour aller frapper le camion-remorque, infligeant à la pilote de très sévères blessures.

De cela, pas un mot.

« L'enquête est en cours, et nous ne devons pas en parler », a dit clairement le président de la Fédération espagnole de course automobile, Carlos Gracia, présent aux côtés de Maria de Villota.

L'équipe Marussia a repoussé toute responsabilité dans l'accident, mais des questions restent pour l'instant sans réponse sur la voiture que Maria de Villota pilotait et sur les mesures de sécurité entourant l'essai sur la piste du petit aéroport anglais.

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