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Attentat au Métropolis: la cause de Richard Bain remise au 7 décembre

11/10/2012 05:49 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

L'auteur présumé de l'attentat meurtrier survenu le 4 septembre dernier au Métropolis de Montréal, Richard Henry Bain, devra revenir en cour le 7 décembre prochain.

Sa cause a été remise à cette date lors de sa deuxième comparution, jeudi au palais de justice de Montréal. Dans l'intervalle, la Couronne continuera de divulguer la preuve - laquelle contient notamment l'entrevue qu'il a accordée à une station de radio depuis la prison - à la défense.

La procureure de la Couronne, Éliane Perreault, considère l'entrevue comme une déclaration et elle estime qu'elle doit être traitée comme un élément de preuve.

Portant deux marques de blessures à la tête, l'accusé a expliqué avoir été poussé par un gardien au cours de sa détention. Son avocate a réclamé une enquête à ce sujet. « Est-ce que c'est arrivé dans l'autobus? Est-ce que c'est arrivé alors qu'il était en cellule? », demande son avocate Elfride Duclervil.

« Mon clients a été transporté, ce matin, avec les autres détenus, poursuit Mme Duclervil. La dernière fois qu'on est venu à la cour, il avait été amené par la SQ dans un véhicule où il était seul. Aujourd'hui, ça s'est produit autrement et il y a eu un incident. Bien sûr, nous allons demander une enquête. »

Lors de la première comparution de Richard Henry Bain, le 6 septembre, son avocate Elfride Duclervil n'avait pas indiqué si elle allait demander au tribunal que son client soit soumis à une évaluation psychiatrique. Elle n'a pas donné d'indication supplémentaires à ce sujet, jeudi.

De son côté, la procureure de la Couronne n'a pas déposé de nouveaux chefs d'accusation contre l'accusé. Jusqu'ici, 16 chefs d'accusation ont été déposés contre le suspect âgé de 62 ans, dont un de meurtre prémédité, trois chefs de tentative de meurtre, un de voies de fait graves et un autre pour incendie criminel. Le 6 septembre, la procureure de la Couronne avait indiqué que d'autres accusations pourraient être déposées contre M. Bain, car des armes ont été retrouvées à son domicile de Mont-Tremblant, dans les Laurentides.

Le 4 septembre, le technicien de scène Denis Blanchette a été mortellement atteint par un projectile d'arme à feu lors de l'attentat perpétré au soir où des militants du Parti québécois (PQ) écoutaient leur chef, Pauline Marois, prononcer son discours de victoire.

Immédiatement après l'attentat, alors qu'il était emmené par les policiers, Richard Henry Bain a crié « les Anglais se réveillent ».


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