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Toute compression au sein de l'Agence d'inspection des aliments doit être évitée, selon un ex-haut fonctionnaire

10/10/2012 07:56 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Un ex-haut fonctionnaire de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) croit que le gouvernement Harper doit éviter toute compression au budget de l'organisme. Selon Robert Shepherd, il faut aussi renforcer le rôle des inspecteurs fédéraux.

Robert Shepherd a été directeur des évaluations à l'ACIA en 2006-2007, à l'époque où un nouveau système d'inspection de la viande commençait à être implanté. La crise de la listériose chez Maple Leaf en 2008 et le rappel actuel de la viande possiblement contaminée à la bactérie E. coli chez XL Foods remettent en cause ce système, appelé système d'analyse des risques et de maîtrise des points critiques (HACCP).

Ce système rend les entreprises responsables de la salubrité de leurs produits. Elles doivent identifier les étapes de la production qui sont dangereuses et proposer un plan pour en assurer la sécurité.

XL Foods a reconnu avoir mal rédigé ses rapports. Et l'Agence d'inspection des aliments a lancé une enquête approfondie de l'usine albertaine seulement après l'éclatement de la crise.

M. Shepherd appuie l'idée que les fabricants soient responsables de leurs produits. Toutefois, selon lui, des inspecteurs fédéraux nombreux et bien formés sont nécessaires pour assurer la surveillance.

« Les inspecteurs ne font plus vraiment d'inspections, ils supervisent », déplore Shepherd.

Il croit que le gouvernement ne doit pas faire des compressions budgétaires au sein de l'Agence.

En réponse aux questions de Radio-Canada, le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, soutient que l'inspection des aliments ne subira pas de compressions budgétaires. Mais il ne précise pas s'il est prêt à revoir le rôle des inspecteurs dans la foulée de la crise actuelle.

D'après un reportage de Brigitte Bureau

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