NOUVELLES

Se pencher sur les maux de l'économie mondiale

10/10/2012 07:41 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Au moment où le ralentissement de l'économie mondiale se confirme, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) tiennent des assemblées annuelles à Tokyo. De 10 000 à 15 000 personnes sont attendues jusqu'à dimanche dans la métropole nippone.

L'incertitude quant à l'avenir de la zone euro reste la menace la plus sérieuse pour l'économie de la planète, d'après le FMI, qui continue à exhorter les autorités européennes à tout mettre en oeuvre pour rétablir la confiance des marchés et redresser les finances publiques.

« En dépit des nombreuses mesures importantes déjà prises par les autorités, le compte n'y est toujours pas, exposant la zone euro à une spirale de fuite des capitaux, de nouvelles craintes d'éclatement et de déclin économique », explique le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, qui a été publié mercredi.

Vendredi, une assemblée plénière regroupant les représentants des 188 États membres des deux institutions aura lieu. Leurs dirigeants, respectivement Christiane Lagarde et Jim Yong-kim, devraient partager leur vision de l'économie mondiale ou de la volatilité des denrées.

Le lendemain, les deux institutions devraient diffuser un communiqué commun axé sur le développement, mais en prenant soin de préciser qu'aucune décision majeure ne sera attendue. « L'enjeu sera de fixer des orientations, de créer des résistances face aux crises et de donner la parole aux pays en développement », explique un vice-président de la Banque mondiale, Cyril Muller.

En révisant à la baisse ses prévisions économiques mondiales pour une deuxième fois depuis avril, le FMI a campé le débat et insistait sur les « risques considérables » d'un nouveau ralentissement planétaire. Sa prévision de croissance mondiale est passée à 3,3 % pour 2012 et à 3,6 % pour l'an prochain et à 1,9 % pour le Canada cette année, puis 2 % en 2013.

Le Japon et la Chine

Une telle réunion du FMI et de la Banque mondiale en dehors de leur quartier général de Washington ne survient que tous les trois ans. Pour le Japon, ce sommet revêt une dimension particulière puisqu'il se déroule un an et demi après un tsunami dévastateur dans le nord-est du pays et l'accident nucléaire de Fukushima. « C'est une belle occasion pour montrer au reste du monde que notre pays s'est relevé », a déclaré le vice-ministre des Finances pour les affaires internationales, Tadehiko Nakao

Toutefois, ces réunions sont ternies par les tensions diplomatiques entre le Japon et la Chine. Le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a annulé sa visite à Tokyo sur fond de dispute sino-japonaise autour de la souveraineté sur des îles de mer de Chine orientale.

Jim Flaherty à Tokyo

Parallèlement à ces réunions, les ministres des Finances du G7 se rencontrent jeudi, également au Japon. « Nous allons nous concentrer sur les perspectives de croissance », a souligné un représentant du ministère du Trésor américain.

La semaine dernière, le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, avait souligné que l'Europe est l'une des principales menaces pour l'économie mondiale. Il disait aussi ne pas être convaincu que l'Europe avait les ressources nécessaires et la structure politique pour s'extirper de sa longue période de difficultés économiques.

PLUS: