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Les francophones au pays gagnent plus cher et connaissent moins le chômage

10/10/2012 06:09 EDT | Actualisé 10/12/2012 05:12 EST

Une étude du Conference Board du Canada, publié mercredi par le Regroupement des gens d'affaires (RGA) de la capitale nationale, bouscule certaines idées quant au poids économique des francophones au pays. Il s'agit d'une première étude sur le sujet.

Le rapport révèle qu'il y a moins de chômeurs chez les francophones des différentes provinces. Ils gagnent également plus cher que la moyenne provinciale, sauf au Nouveau-Brunswick.

Cependant, la productivité des communautés francophones est moins élevée par rapport à la moyenne canadienne. L'écart, qui était de 10 % en 2001, s'est toutefois rétréci pour atteindre 5 % en 2006, selon les dernières données disponibles.

Cet écart de productivité chez les francophones s'explique par la surreprésentation des francophones dans des postes du secteur public, à l'extérieur du Québec notamment, par exemple dans la fonction publique fédérale ou provinciale.

« C'est un secteur de notre économie qui est un petit peu moins productif que les mines, le pétrole, le secteur manufacturier et d'autres secteurs auxquels on pourrait penser », explique Mario Lefebvre du Conference Board du Canada.

Le Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale, qui a commandé l'étude, se réjouit des résultats. « Autrefois, on avait le sentiment qu'on était derrière la vague. Maintenant, et de plus en plus, on dit " Il me semble qu'on va bien ". Ceci confirme qu'on va bien et puis on est sur le bon chemin et il faut absolument continuer », déclare Joanne Lefebvre, PDG du RGA de la capitale nationale.

Le RGA de la capitale nationale a quant à lui l'intention de répéter l'expérience, afin de voir la progression de la communauté francophone au fil des années.

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