Puisqu’octobre est le mois de la sensibilisation au cancer du sein, voici l’état de la question sur les facteurs de risques et de prévention dont on entend le plus souvent parler.

Le cancer du sein est très influencé par la génétique. Les femmes porteuses de deux gènes en particulier, sont plus à risque que les autres. Mis à part la génétique, certaines habitudes de vie protègent contre un tas de maladies, particulièrement le cancer du sein.

Soya, bon ou pas?

Possiblement un des facteurs de risque les plus controversés dans l’univers du cancer du sein, les résultats d’études sont souvent contradictoires au sujet du soya, parfois non significatifs ou encore qu’étudié sur des rats. Une chose est sûre, la fève de soya et ses dérivés, tofu, boisson de soya, tempeh (fèves de soya fermentées), sont une alternative intéressante à la viande, vu leur teneur en protéines, ainsi que leurs gras majoritairement insaturés, donc bénéfiques pour la santé du cœur. Puis, ils sont riches en antioxydants connus pour prévenir plusieurs cancers, dont le cancer du sein. Ceci étant dit, certaines études précisent qu’il serait plus sécuritaire de consommer du soya avant la ménopause et les femmes atteintes d’un cancer du sein ou en rémission devraient en minimiser sa consommation.

Zinc

Dans une revue scientifique publiée dans Advances in Nutrition en 2011, il faisait mention des besoins spécifiques en zinc des glandes mammaires. Un oligo-élément qui est d’ailleurs essentiel au système immunitaire et à la synthèse d’ADN. En attendant plus d’évidences scientifiques à ce sujet, ce serait tout de même une bonne idée d’en ajouter à votre assiette : huîtres, palourdes, graines et beurre de sésame, légumineuses et graines de citrouille.

Vitamine D

Bien connu pour son rôle dans l’absorption du calcium, la vitamine D a aussi été le sujet d’études en matière de prévention du cancer. Dans le cas du cancer du sein, certaines études ont démontré des effets protecteurs tant au niveau de la prévention, de la récurrence que du taux de mortalité. D’autres études par contrene sont pas arrivées aux mêmes résultats. Ceci dit, il faut aussi savoir que le traitement du cancer du sein par chimiothérapie entraine une perte de densité osseuse chez les femmes préménopausées.Raison de plus d’assurer un apport adéquat en vitamine D, surtout d’octobre à mars, alors que les rayons du soleil se font rares et que ladite vitamine ne peut pas se synthétiser au niveau de la peau. Poissons, surtout en conserve avec arêtes, lait, yogourt et boissons végétales enrichis en vitamine D, œufs et champignons shiitakeau menu!

La pédale douce sur l’alcool

Plusieurs études le confirment, les femmes qui consomment de l’alcool sur une base régulière augmentent leur risque d’être atteinte du cancer du sein. Même une seule consommation par jour élève les risques de 4%. Celles qui ont l’habitude de boire trois consommations ou plus par jour voient leurs risques s’élever à plus de 40%. Qu’on se le dise, la modération a encore meilleur goût.

Cours, bella, cours

L’obésité augmente considérablement les risques de développer le cancer du sein, particulièrement chez les femmes ménopausées. Cet état a aussi un effet néfaste sur le pronostic de ce type de cancer, peu importe l’âge à laquelle la femme en est atteinte. Allez! Hop! On s’active!

Allaitement

En plus d’aider à retrouver votre taille d’avant la grossesse, de contribuer au développement du système immunitaire de l’enfant et à sa découverte des saveurs, le World Cancer ResearchFundsuggère l’allaitement comme moyen de protéger contre le cancer du sein.

Finalement, comme dans le cadre d’un mode de vie sain, plusieurs de ces habitudes de vie demeurent des comportements de choix pour encourager la santé globale.