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Venezuela : Chavez appelle l'opposition au dialogue « franc »

09/10/2012 08:36 EDT | Actualisé 09/12/2012 05:12 EST

Après sa réélection pour un troisième mandat, le président vénézuélien Hugo Chavez a rencontré la presse internationale à Caracas, où il a appelé l'opposition à un débat « franc ».

« Nous devons sûrement changer les choses, mais l'opposition a une vision catastrophiste du pays. Elle nie pratiquement tout ce que le gouvernement fait », a-t-il déclaré, exhortant l'opposition à présenter « ses propositions dans les domaines économique et social ».

À propos de dialogue, M. Chavez a toutefois rappelé qu'il l'avait déjà proposé dans le passé, mais cela « a été interprété comme de la faiblesse et a débouché sur le coup d'État manqué de 2002 », a souligné le président.

Hugo Chavez a par ailleurs fait l'éloge de la démocratie vénézuélienne. « Eh bien, nous avons ici une démocratie qui a été réaffirmée et ratifiée, un système totalement transparent, rapide et efficace [...] Si vous voulez voir une démocratie solide et vigoureuse, venez au Venezuela ! C'était une journée parfaite », a déclaré M. Chavez, en lançant une pique aux médias : « Certains médias continuent à parler de la dictature vénézuélienne, du tyran Chavez », a-t-il ironisé.

Chavez soutient Al-Assad

Sur le plan international, M. Chavez a indiqué que son gouvernement continuera à soutenir « le gouvernement légitime » de la Syrie.

« Comment ne pas soutenir le gouvernement de Bachar Al-Assad puisque c'est le gouvernement légitime de la Syrie? Qui soutenir? Les terroristes, ceux qui veulent un conseil de transition, ceux qui tuent les gens de tous côtés? », s'est exclamé M. Chavez.

Selon M. Chavez, ce qui se passe en Syrie est « une crise planifiée » comme l'a aussi été la chute de Mouammar Kadhafi en Libye, selon lui.

« Le gouvernement des États-Unis est l'un des plus grands responsables de ce désastre », a-t-il affirmé, concernant la crise syrienne.

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