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Sept-Îles : un outil pour évaluer les projets de développement

09/10/2012 05:03 EDT | Actualisé 08/12/2012 05:12 EST

La Ville de Sept-Îles se dote d'outils qui lui permettront d'évaluer la qualité des projets, comme celui de l'exploitation d'apatite de Mine Arnaud.

Une grille d'analyse développée par la Chaire de recherche en éco-conseil de l'Université du Québec à Chicoutimi servira à mesurer les efforts de développement durable. L'Institut du Nouveau-Monde va pour sa part quantifier l'acceptabilité sociale des projets.

À Sept-Îles, c'est souvent devant le Conseil municipal que les citoyens inquiets vont s'exprimer. La mise en place d'outils d'évaluation va permettre aux élus de mieux répondre aux questions de ces citoyens, ainsi que de se préparer pour les audiences du BAPE.

« Une des raisons pour laquelle on a choisi cet outil-là, c'est parce qu'il y a des milliers de personnes qui nous appellent à la Corporation pour demander comment on fait pour savoir si tel ou tel projet est fait dans un contexte de développement durable. Donc là, on va avoir ses points forts, dans le cadre du développement durable, et aussi ses points à améliorer », a expliqué la directrice de la Corporation de protection de l'environnement de Sept-Îles, un organisme paramunicipal, Stéphanie Prévost.

La grille d'analyse développée par l'UQAC sera disponible sur le web pour les citoyens. Elle permet de se pencher sur les dimensions écologique, sociale et économique d'un projet, de même que sur la gouvernance et l'éthique.

« Dans ce cas-ci, le premier projet, ça va être Mine Arnaud. Mais ça peut être appliqué pour un projet domiciliaire, ça peut être appliqué pour un projet de garderie, ça peut être appliqué pour n'importe quel projet ou démarche », a ajouté Stéphanie Prévost.

Toute la documentation disponible alimentera la réflexion d'un comité indépendant composé de cinq personnes.

« On espère qu'il va y avoir des gens neutres qui vont considérer l'environnement, la santé, pas juste le développement économique. Il faut que les gens s'impliquent de plus en plus. Je pense que le point positif de tout ce qui se passe depuis deux ans, c'est un réveil au niveau de la population », a pour sa part lancé Marjolaine Bezeau, du Comité de sauvegarde de la grande baie de Sept-Îles.

Investissements de 100 000 $

Alors que plusieurs projets de développement planent sur la ville, le maire, Serge Lévesque considère les investissements de 100 000 $ nécessaires au projet, comme un placement plutôt qu'une dépense.

« Je pense que c'est un bon prix à payer pour sécuriser la population. Et si le prix devait être supérieur, on va certainement trouver des fonds quelque part pour ce faire », a déclaré le maire.

Les premières rencontres sont prévues dans les prochains jours.

D'après le reportage de Louis Garneau

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