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Menaces terroristes : le président français prône la fermeté

07/10/2012 07:43 EDT | Actualisé 07/12/2012 05:12 EST

François Hollande a réaffirmé dimanche « la mobilisation la plus totale de l'État pour lutter contre toutes les menaces terroristes » et « l'intransigeance pour lutter contre le racisme », après avoir reçu les représentants des institutions juives de France à l'Élysée.

Au lendemain du démantèlement d'une cellule terroriste vendredi et les tirs samedi sur une synagogue à Argenteuil (Val d'Oise), le chef de l'État a précisé que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls « renforcera ces prochains jours, ces prochaines heures, les protections dont les lieux de culte ont besoin pour ne pas être soumis, comme cela a été le cas encore hier soir, à des agressions ».

« La laïcité de notre pays est un principe fondamental qui conduit l'État à protéger tous les cultes », a martelé le locataire de l'Élysée.

« J'ai réaffirmé l'intransigeance qui sera celle des pouvoirs publics pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme », a poursuivi M. Hollande.

Le président a salué « le travail des services de police qui ont permis de mettre hors d'état de nuire une cellule islamiste dont tout laisse à penser qu'elle avait déjà frappé et pouvait le refaire dans les prochaines semaines ». Samedi, une vaste opération terroriste a été menée en France et une « cellule » islamiste radicale a été démantelée. Une personne a été tuée à Strasbourg et 11 autres interpellées.

Dénoncer l'islam radical et éviter les amalgames

Si le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Richard Prasquier a remercié « l'efficacité de Manuel Valls et des services de la République » dans le démantèlement de cette cellule terroriste, il a vertement dénoncé « l'idéologie monstrueuse » des islamistes radicaux.

Tout en assurant qu'aucun amalgame n'était fait avec les musulmans de France, il a déclaré : « Être complaisant vis-à-vis de l'islam radical, c'est être complaisant avec le nazisme ». M. Prasquier, qui s'est dit « inquiet » pour la sécurité de sa communauté depuis la tuerie de Toulouse en mars dernier, a aussi dénoncé « la complaisance vis-à-vis des fanatiques » de l'islam radical.

L'Élysée a indiqué que François Hollande s'est également entretenu avec Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) pour lui assurer que « les auteurs d'actes criminels ne sauraient être confondus avec l'ensemble de la communauté musulmane du pays ». M. Moussaoui a de son côté apporté « son soutien » et « sa solidarité » à la communauté juive après l'incident d'Argenteuil.

M. Hollande a rappelé dimanche qu'un projet de loi présenté en conseil des ministres allait être débattu à l'Assemblée afin de « renforcer encore les instruments qui nous permettent d'être efficaces dans la lutte contre ce fléau » terroriste.« Mon rôle, c'est d'être ferme et capable de porter les valeurs de la République », a conclu le chef de l'État.


Associated Press

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