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Sommet sur l'éducation: l'ASSÉ rencontrera le ministre Duchesne vendredi (TWITTER/PHOTOS)

06/10/2012 01:21 EDT | Actualisé 06/12/2012 05:12 EST
PC

MONTRÉAL - L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui a pris le relais de la «somnolente» CLASSE, ne sait toujours pas si elle sera du Sommet du l'éducation promis par le gouvernement Marois.

Prévu dans les 100 premiers jours du mandat péquiste, ce qui mène en décembre, voilà que le sommet pourrait être reporté de quelques semaines. En entrevue à Radio-Canada, vendredi, la première ministre Pauline Marois a indiqué qu'il pourrait même n'avoir lieu qu'au printemps 2013.

Un éventuel délai serait cependant bienvenu du côté de l'ASSÉ. Elle pourra ainsi «pousser plus à fond (ses) recherches et arriver mieux préparée», a dit son secrétaire aux communications, Ludvic Moquin-Beaudry.

Un rencontre doit avoir lieu vendredi entre l'association étudiante et le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne. Ce sera l'occasion pour l'ASSÉ de faire part de ses revendications dans l'organisation du sommet, a indiqué M. Moquin-Beaudry.

L'ASSÉ rapportera les réponses du ministre à ses associations membres, qui seront ensuite appelées à prendre une décision en assemblée générale. Enfin, un congrès, prévu au début de novembre, scellera la position de l'association quant à sa participation à la rencontre. Le congrès se promet déjà tumultueux, puisqu'il sera aussi l'occasion de décider du sort de la CLASSE, actuellement en mode «dormance».

Déjà, M. Duchesne a affiché ses couleurs et prévenu qu'il était loin d'être certain que les universités québécoises puissent compter sur un financement accru après le sommet. M. Moquin-Beaudry s'est dit en accord avec les doutes de M. Duchesne quant au sous-financement des universités.

«Tout le printemps dernier, on a martelé le message que les universités ne sont pas, à notre avis, sous-financées, mais plutôt mal-financées», a déclaré M. Moquin-Beaudry.

Il affirme que l'investissement par individu est plus élevé au Québec qu'ailleurs au Canada, mais que l'argent est dilapidé.

Le porte-parole étudiant dénonce que les sommes attribuées soient en fait dépensées dans des sphères qui ne sont pas directement liées à l'enseignement.

«On parle de dépenses en publicité, en infrastructures, en personnel administratif supplémentaire. C'est là-dedans qu'on veut regarder», résume-t-il.

La semaine prochaine, le ministre Duchesne se lancera dans une série de rencontres préliminaires en vue de l'organisation du sommet. Il souhaite rencontrer les étudiants, les recteurs, les professeurs, mais aussi les gens d'affaires et les chambres de commerce. L'ASSÉ, elle, réclame l'exclusion des «élites économiques» du sommet.

Les consultations débuteront mardi et se poursuivront jusqu'à la fin du mois d'octobre.

Malgré leurs visions parfois divergentes, l'ASSÉ est satisfaite de l'attitude du nouveau ministre. L'association rappelle toutefois que si M. Duchesne a mis en application les promesses du Parti québécois, c'est en raison des pressions exercée par «un mouvement social d'une ampleur sans précédent».

Et si l'arrivée de M. Duchesne à la tête du ministère a été vue d'un bon oeil dans la communauté étudiante, M. Moquin-Beaudry assure que rien n'est gagné d'avance.

«M. Duchesne semble bien intentionné, mais on verra quand les décisions plus difficiles vont arriver pour juger de son travail», lance-t-il.

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