NOUVELLES

Pas de crise de la cinquantaine pour James Bond

05/10/2012 01:56 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

L'agent secret le plus célèbre du cinéma fête ses 50 ans sans avoir pris une ride. Celui qui se présente en disant « Bond, James Bond », qui adore les belles femmes, les gadgets technologiques et les martinis « secoués, pas remués » est apparu pour la première fois dans les salles obscures le 5 octobre 1962 dans James Bond 007 contre Dr No.

Né sous la plume de l'ancien agent secret Ian Fleming, le personnage a été lancé au grand écran par les producteurs Harry Saltzman et Albert Broccoli avec un budget de 1 million de dollars. Pour l'incarner, Sean Connery, acteur écossais relativement inconnu, a été choisi contre l'avis du studio United Artists, qui aurait préféré une star établie comme Cary Grant.

Vingt-deux films plus tard et alors que le nouveau volet de la série, Skyfall, sort cet automne, force est de constater que la formule a pris. Selon Roger Moore, qui a joué 007 à sept reprises, les longs-métrages de James Bond sont un peu comme les histoires que l'on raconte aux enfants avant d'aller au lit : tant que l'on ne s'éloigne pas trop de l'original, les petits sont contents. Chaque fois, le public a ce qu'il attend : de belles filles, de l'action, des gadgets technologiques.

James Bond 007 contre Dr No correspondait aux changements qui se tramaient en Grande-Bretagne à une époque où l'austérité de l'après-guerre était sur le point de se terminer pour laisser place à une ère de prospérité. Le monde de bolides, de casinos et de caviar de l'agent en costume de Savile Row proposait un tourbillon de glamour inédit.

Graham Rye, rédacteur en chef de 007 Magazine, estime que le film ne ressemblait à rien de ce qui s'était fait auparavant. Il explique que beaucoup de films britanniques de cette période étaient des drames naturalistes, austères, en noir et blanc, et que, quand Dr No a explosé sur l'écran, il a pris tout le monde aux tripes.

Depuis, James Bond a résisté à ses ennemis et à leurs hommes de main effrayants, trompant la mort à de nombreuses reprises. Surtout, il a survécu aux multiples changements d'acteur principal, aux poursuites judiciaires, aux difficultés financières, à la fin de la guerre froide et à l'avènement du terrorisme islamiste.

PLUS: