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Le taux de chômage sous les 8 % aux États-Unis

05/10/2012 10:38 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Le taux de chômage s'est établi à 7,8 % aux États-Unis au mois de septembre, tombant pour la première fois sous les 8 % depuis presque quatre ans. Il s'agit du niveau le plus bas depuis l'arrivée au pouvoir de Barack Obama, en janvier 2009.

Le taux de chômage a baissé parce que davantage de gens ont trouvé du travail, une tendance qui pourrait avoir un impact sur les électeurs qui n'ont pas encore pris de décision avant l'élection présidentielle du 6 novembre.

Barack Obama pourrait en bénéficier, après sa prestation décevante mercredi face à Mitt Romney dans leur premier débat de la campagne.

Peu après la publication des chiffres, Mitt Romney a déclaré qu'un taux de chômage à 7,8 % « n'est pas ce qui ressemble à une reprise réelle ».

Le ministère du Travail a annoncé que 114 000 emplois avaient été créés en septembre. L'économie américaine a aussi créé 86 000 emplois de plus en juillet et en août que ce qui avait été estimé dans un premier temps.

Les économistes prédisaient pourtant une hausse du taux de chômage, établi à 8,1 % de la population active en août, avec 96 000 emplois créés ce mois-là.

De nombreux emplois créés le mois dernier étaient toutefois à temps partiel. Le nombre de personnes ayant des emplois à temps partiel désireux d'avoir un temps plein a augmenté de 7,5 %, s'élevant à 8,6 millions.

Cette publication des chiffres du chômage est l'avant-dernière avant l'élection présidentielle. Aucun président n'a été réélu depuis la Grande dépression des années 1930 avec un taux de chômage supérieur à 8 %.

Le sortant Barack Obama et Mitt Romney ont repris la route après le premier débat, qui a réuni plus de 67 millions de téléspectateurs et relancé le candidat républicain pour le scrutin du 6 novembre.

Jeudi, Mitt Romney a estimé qu'Obama augmenterait les impôts sur les petites entreprises, « ce qui tuera des emplois ».

Lors d'une réunion jeudi à Denver, Obama a répliqué que Romney offrait des solutions du passé. « Nous ne pouvons pas nous permettre de doubler la mise sur les mêmes politiques économiques venues d'en haut qui nous ont mis dans ce bazar. Ce n'est pas un projet créateur d'emplois », a-t-il déclaré.


Associated Press

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