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Un suspect dans une histoire de séquestration retrouvé mort en Ontario

04/10/2012 09:02 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

La Police provinciale de l'Ontario a interrompu ses recherches pour retrouver Wayne Cunningham, un homme de la Nouvelle-Écosse soupçonné d'avoir séquestré et agressé sexuellement un adolescent, après avoir découvert un corps correspondant à sa description au nord-est de Thunder Bay.

Des agents ont trouvé le cadavre, mercredi soir, dans le secteur de Long Lac de la municipalité de Greenstone. Le corps a été découvert près de la voiture avec laquelle il avait pris la fuite, selon la police.

La police croit qu'il s'agit de Wayne Cunninghman, âgé de 31 ans. Mais les autorités n'ont pas encore confirmé formellement l'identité de la personne.

« Même si l'identité de M. Cunningham n'est pas officielle, nous pensons qu'il s'agit en fait de M. Cunningham, 31 ans, de la Nouvelle-Écosse. L'enquête sur les circonstances de sa mort se poursuit », a indiqué le sergent Alain Leblanc, de la GRC en Nouvelle-Écosse.

Une autopsie sera pratiquée pour déterminer la cause de la mort. Toutefois, la police a déjà écarté l'hypothèse d'un acte criminel.

Le présumé complice de Cunninghman, David Leblanc, avait été arrêté dimanche dernier dans le même secteur, marchant pieds nus le long d'un chemin de transport de bois.

Un témoin raconte

Dans une entrevue accordée à CBC, le résident de la Nouvelle-Écosse Terry Frauzel explique qu'il était chez lui, à Upper Chelsea, quand il a entendu frapper à sa porte peu après 19 h le 24 septembre. M. Frauzel affirme que le jeune homme à sa porte avait l'air en détresse. L'adolescent lui a dit qu'il était détenu par deux hommes depuis deux semaines dans une maison à un kilomètre de là.

M. Frauzel l'a laissé entrer chez lui; il a constaté que ses poignets et ses chevilles étaient enchaînés. Le témoin raconte qu'il était abasourdi et qu'il ressentait de la colère à la pensée que quelqu'un ait pu faire subir cela à un adolescent.

Poursuivant son récit, Terry Frauzel ajoute qu'il a coupé les chaînes et que lorsqu'elles sont tombées, l'adolescent s'est montré très reconnaissant. Il aurait déclaré « je suis enfin libre ».

La présumée victime a ensuite demandé à être conduite à Bridgewater, poursuit M. Frauzel. Chemin faisant, l'adolescent lui aurait expliqué qu'il entrait et sortait des bois durant sa fuite parce qu'il avait peur que ses ravisseurs le retrouvent. Selon le témoin, il ne voulait pas qu'il appelle la police, de peur que ses ravisseurs n'exercent des représailles sur ses proches.

Terry Frauzel affirme qu'il n'a pas demandé à l'adolescent d'expliquer ce qu'il avait subi pendant sa captivité. Les occupants de la maison où il l'a déposé l'ont ensuite amené à l'hôpital.

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