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«On veut commencer à récolter» - Tagliani

04/10/2012 10:28 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Après une première saison d'apprentissage avec Bryan Herta Autosport, Alexandre Tagliani a le coeur léger, car il croit dur comme fer que la saison 2013 sera forcément meilleure.

Un texte de Philippe Crépeau

Après avoir fait le bilan de la saison 2012, qu'il a terminée à la 17e position du championnat, il partage avec Radio-Canada Sports ses espoirs pour 2013.

« J'ai rarement dit ça, à personne, car je suis un gars très réaliste, lance-t-il d'entrée. Mais l'année prochaine, on peut être une équipe qui rivalise pour le championnat de course en course. »

« Will Power et Scott Dixon, deux très bons amis à moi, ont dit : "On ne voudrait vraiment pas que tu puisses piloter dans une machine qui marche!" Là, je suis dans une voiture qui marche, et l'an prochain, je vais aller jouer dans leurs platebandes. On va leur donner du fil à retordre », croit-il, optimiste.

Alexandre Tagliani n'avait pas de coéquipier en 2012. Il a dû se fier à son expérience et à sa complicité avec son ingénieur.

L'équipe n'a pas pu partager les tâches entre deux, voire trois pilotes, comme pour Ganassi, Penske ou Andretti. Cela sauve du temps dans les week-ends de course dont les horaires sont souvent comprimés sur deux jours.

« Quand on me dit que ce devait être difficile de rivaliser avec les équipes de deux autos, je dis que c'était pire que cela, admet-il. Cette année, on n'était même pas une équipe d'une auto, parce que les autres ont roulé sur toutes les pistes avec l'ancienne voiture. Donc, ils avaient les données de chaque piste, et avec ça tu peux préparer chaque course.

« Si tu sais que tu peux aller 10 mph plus vite que l'an dernier, tu peux échelonner ta boîte de 6 rapports en conséquence, tu peux mettre 5 mm de bump rubber (hauteur de caisse) pour ne pas que la voiture traîne par terre. »

Le manque de référence a handicapé l'équipe, car elle devait à chaque circuit prendre une direction sans savoir si cela allait être payant.

« On aurait pu être mieux préparé, si on avait eu mes données. La voiture aurait pu être mieux adaptée. Toutes mes données sont restées chez Sam Schmidt Motorsports (son équipe en 2011), révèle-t-il. L'an prochain, je me comparerai à moi-même, j'aurai mes propres données. Même si on reste une équipe d'une auto, on va être beaucoup plus avantagé. »

À partir du moment où l'équipe aura à sa disposition toutes les données télémétriques de 2012, elle pourra être efficace dans sa préparation.

« L'année prochaine, ça va être une tout autre approche, explique Tagliani. On va être beaucoup mieux structuré. En général, la voiture va être la même. Ça va être tout le temps du petit développement. Au niveau réglementation, il n'y aura pas de grand changement. Pour nous, moins ça change, mieux c'est. Car plus ça change, plus ça coûte cher. »

« Honnêtement, je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai été aussi impatient qu'une saison commence. Je ne tiens pas debout. On a planté toutes les petites graines qu'on avait à planter, et là, on veut commencer à récolter », conclut-il.

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