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Empreintes digitales : critère d'embauche pour des bénévoles

04/10/2012 09:46 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST
Archives Radio-Canada.ca

De plus en plus de travailleurs et de bénévoles au pays travaillant auprès des enfants et des personnes vulnérables doivent fournir leurs empreintes digitales pour faire vérifier leurs antécédents judiciaires.

Cette hausse est attribuable à l'instauration d'une nouvelle directive en 2010 qui oblige les corps policiers du pays à effectuer ces vérifications. La Gendarmerie royale du Canada impose par ailleurs la prise d'empreintes dans certains cas. Ces nouvelles règles sont encadrées par la Loi sur les renseignements personnels.

Depuis ces changements, il ya 40 fois plus de prises d'empreintes sur le territoire du Service de police de la ville de Montréal (SPVM).

Tous les moniteurs, les instructeurs ainsi que le personnel qui travaille avec les jeunes au Centre Père Sablon voient leurs antécédents judiciaires vérifiés. Une démarche que Marie Desroches, directrice générale des oeuvres du Père Sablon juge essentielle.

Vigilance de la police

Des empreintes digitales seront exigées, si la date de naissance du requérant est la même que celle d'un délinquant sexuel connu.

« Nous allons pousser notre enquête d'une manière plus complète pour s'assurer que cette personne-là ne fonctionne pas avec une autre identité ou avec un autre nom », Daniel Rousseau, inspecteur-chef à la section des stratégies d'action avec la communauté au SPVM

Le SPVM souligne que cette règle a aussi un effet dissuasif puisque 13 % des demandeurs d'emploi se désistent avant la prise d'empreintes. De plus, 4 % des prises d'empreintes permettent de trouver des antécédents de délit sexuel.

Depuis quatre ans, environ 44 000 personnes annuellement font vérifier leurs antécédents judiciaires par le SPVM.

Critique de la Vérificatrice générale du Canada

Dans son rapport 2011 sur les services nationaux de police, la Vérificatrice générale a noté un retard important dans la mise à jour des casiers judiciaires.

« Dans nos rapports antérieurs, constatant que les registres canadiens d'empreintes digitales et d'antécédents judiciaires ne parvenaient pas à suivre l'évolution de la demande, nous avions recommandé que la GRC trouve une solution » peut-on lire dans le document.

Les corps policiers du pays affirment qu'ils ne conservent pas les empreintes digitales des postulants pendant plus de 90 jours.

Une affirmation qui rassure les groupes de défense des droits de la personne qui craignaient l'établissement de banque de données sur le dos d'honnêtes citoyens.

D'après le reportage de Denis-Martin Chabot et Francine Plourde