Antoine Bertrand dans «Louis Cyr», le film: la légende reprend vie au cinéma (PHOTOS)

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LOUIS CYR
«Louis Cyr»: la légende reprend vie au cinéma . | Marie-Josée Roy

C’est dans un Théâtre Rialto bondé de figurants vêtus de costumes d’époque que les médias étaient conviés, mardi, afin d’assister au tournage d’une scène du film Louis Cyr, mettant en vedette Antoine Bertrand dans le rôle-titre.

Pendant plus d’une heure, journalistes et photographes ont pu s’imprégner de l’atmosphère des années 1800 alors que, devant les caméras, on recréait l’une des fameuses prestations de l’homme fort québécois.

On a ainsi vu une dizaine de gaillards monter à tour de rôle sur une plateforme, à l’invitation criée de Gustave Lambert (Gilbert Sicotte), l’animateur du spectacle. Antoine Bertrand, dans la peau d’un Louis Cyr plus vrai que nature dans son survêtement bordé de paillettes, s’est ensuite accroupi sous le plateau de 2555 lbs en faisant mine de le soulever sur son dos, gémissements de douleur et halètement à l’appui. Le héros s’est ensuite relevé, triomphant, sous un tonnerre d’applaudissements et de cris de joie de la foule.

Ce n’est là qu’un exemple des images qui devraient impressionner petits et grands lorsque Louis Cyr sera à l’affiche, l’été prochain ou, au plus tard, à Noël 2013. Pour le producteur Christian Larouche, il était tout naturel de porter au grand écran la vie de cette légende, qui a réussi à se sortir de la misère et à devenir extrêmement riche seulement grâce à sa force herculéenne.

«À l’époque, Louis Cyr était connu mondialement», a-t-il indiqué. «Encore aujourd’hui, il y a plusieurs de ses records qui n’ont pas encore été battus. On l’a vu soulever 2500 lbs mais, à un certain moment, il en lèvera 4000. Les hommes forts d’aujourd’hui, eux, n’ont jamais dépassé 2600 lbs. C’était vraiment un phénomène.»

«Et il a un peu été un précurseur du Cirque du Soleil en créant un cirque sans animaux, avec seulement des acrobates et ses propres tours de force», a poursuivi Christian Larouche. «Il est allé faire des spectacles devant la reine d’Angleterre… C’était un vrai héros québécois.»

Or, au-delà de ses exploits physiques, Louis Cyr a connu son lot d’épreuves. Analphabète, l’amuseur a un jour perdu un enfant, a vécu plusieurs crises conjugales avec sa conjointe, Mélina Comtois (qu’interprète Rose-Maïté Erkoreka), et eu quantité de frictions avec sa fille, Marie-Amélina (jouée par Marilyn Castonguay). Tous ces écueils seront dépeints dans le long-métrage, aux dires de Christian Larouche.

«Je ne voulais pas faire un film anecdotique. Je voulais aussi avoir des sentiments, et je crois qu’on a réussi à emmener ça. Pour moi, c’est important d’attirer aussi un public féminin, et pas seulement montrer un gars qui lève des poids», a expliqué ce dernier, en vantant au passage le travail d’Antoine Bertrand, qu’il juge «extraordinaire» sous les traits du personnage principal.
«C’était son rêve depuis longtemps d’incarner Louis Cyr», a mentionné le producteur. «Il me dit tous les jours à quel point c’est incroyable pour lui, d'avoir joué dans ce film.»

Pas d’imitation

Et c’est justement un défi de taille qui s’impose à Antoine Bertrand: prêter vie à un être mythique qui a marqué le folklore d’ici, sans toutefois pouvoir s’en inspirer réellement, puisque Louis Cyr est mort en 1912 et que très peu d’images d’archives le concernant subsistent encore. Comment le comédien parvient-il à façonner une image réelle de son nouvel alter ego?

«On a voulu le plus possible se coller à ce qu’on savait», a-t-il répondu. «Puisque c’était une vedette, il y a quand même quelques archives qui existent, des découpures de journaux… Louis Cyr était fan de lui-même. Et le fait qu’il n’y ait pas d’archives vidéo, ça nous a aidés. Je n’ai pas à jouer quelqu’un qui a été proche de nous. On peut inventer notre Louis Cyr à partir de ce qu’on connaît. Personne ne va nous dire qu’il ne parlait pas de telle ou telle façon, par exemple.»

Entamé le 18 septembre dernier, le tournage de Louis Cyr se poursuivra jusqu’au 5 novembre à Montréal et dans les environs. Réalisée par Daniel Roby, l’œuvre fera appel à plusieurs effets spéciaux, notamment pour modifier l’apparence des comédiens et pour les segments où Louis Cyr accomplit ses prouesses.

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