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La guigne des receveurs, chapitre 4

03/10/2012 05:19 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Le carré d'as est complété! Avec SJ Green et son genou droit en compote, la totalité du quatuor de receveurs étoiles des Alouettes aura goûté aux joies de l'infirmerie cette saison. Difficile de prendre son envol quand l'équipage n'est que rarement complet.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

« SJ est mon cochambreur, explique Brandon London. Dans notre chambre, la veille du match à Hamilton, nous parlions du fait que j'étais de retour depuis peu et que (Brian) Bratton était sur le point de revenir. Enfin, nous allions tous être réunis. Et le lendemain, il se blesse. C'est moche (it sucks). »

« On avait touché du bois pourtant, poursuit-il. Ce devait être un hôtel de piètre qualité! »

Les meubles devaient au moindre être plaqués de bois puisque Green a évité le pire. On craignait la chirurgie, mais elle ne sera pas nécessaire. On parle plutôt d'une contusion. Sa condition sera évaluée quotidiennement, mais il ne devrait pas jouer contre les Blue Bombers, lundi.

« Peu importe le moment de la saison, peu importe que tu connaisses une bonne ou une mauvaise saison, c'est toujours frustrant de se blesser », admet Green.

Le numéro 19 était au coeur d'une autre grosse campagne, sa deuxième d'affilée de plus de 1000 verges de gain. Ses 1064 verges sur 58 attrapés le placent au premier rang de la Ligue canadienne. London, Bratton et Jamel Richardson ont déjà raté un total de 10 matchs pour blessure depuis juin.

Chacun son tour

« Ce n'est pas si pire, les gars alternent à l'infirmerie, lance le centre-arrière Patrick Lavoie. Ils tombent un après l'autre. C'est dommage, mais au moins ils ne sont pas tous blessés en même temps! »

Lavoie voit juste. Une fois seulement deux des quatre confrères ont dû s'absenter en même temps.

Si on se concentre sur la portion vide du verre : le quatuor a été intact pour seulement 4 des 13 matchs. La dernière fois, c'était le 3 août, face aux Blue Bombers de Winnipeg.

« De ne pas avoir ton groupe de partants en pleine santé, c'est sûr que ça te rend un peu moins menaçant, admet Luc Brodeur-Jourdain. Avec la perte de Brandon Whitaker (NDLR : le sur la touche pour la saison depuis le 16 septembre), qui était une arme au sol et par la passe, notre attaque commence à être abîmée. »

« au moins, notre ligne offensive est en santé, à l'exception de Jeff Perrett, d'ajouter le centre. Et on a réussi à garder notre quart en santé. »

D'Anthony Calvillo à Marc Trestman en passant par Lavoie et Trent Guy, tous s'entendent sur l'importance de la profondeur. « Tout le monde doit en faire plus », lance l'entraîneur.

Les défis du remplaçant

Mais Brodeur-Jourdain reconnaît que les remplaçants ont de grands souliers à chausser.

« D'être appelé à jouer comme partant, j'imagine que c'est difficile. Je regarde le livre de jeux de nos receveurs et, pour moi, c'est du chinois. Ils ont beaucoup de choses à apprendre en matière de mouvements avant la remise en jeu, d'affectations et de tracés. Il y a beaucoup de détails techniques à maîtriser. Si tu réfléchis sur le jeu, tu ne peux pas déployer ta pleine vitesse. »

Trent Guy, qui n'a capté que trois passes cette saison, est au garde-à-vous. « J'étudie beaucoup pour être prêt. »

Mais les entraîneurs préfèrent l'employer sur les retours de botté. Il a d'ailleurs été nommé joueur de la semaine des unités spéciales pour la deuxième fois de suite.

« C'est difficile de s'acclimater à notre attaque, lance Trestman au sujet de Guy. Il n'a pas eu autant d'occasions que les autres. »

Lundi, l'entraîneur fera appel à Bo Bowling et en demandera plus à Éric Deslauriers. Toutes des cibles qui conviennent à celui qui détient les clés de l'attaque.

« Les entraîneurs apportent les ajustements nécessaires et tout le monde en donne un peu plus, affirme Anthony Calvillo. Je pense notamment à Patrick Lavoie, qui a fait un excellent travail depuis le début de la saison. »

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