Selon des documents obtenus par Radio-Canada, la Régie du bâtiment n'a pas suivi la recommandation formulée en 1996 par le ministère de la Santé pour adopter une réglementation l'entretien des tours de refroidissement.

En 1997, une éclosion de légionellose à Québec avait fait un mort. Suite à ce décès, la Santé publique recommandait dans un rapport d'enquête de réglementer le nettoyage des tours de refroidissement.

Christine Colin, alors sous-ministre adjointe au ministère de la Santé, écrivait à l'ancien président-directeur général de la Régie du bâtiment, Jean-Claude Riendeau, qu'il fallait adopter une réglementation, compte tenu de la gravité de la menace sur la santé que laissent planer des tours de refroidissements incorrectement entretenues.

La Régie du bâtiment n'a toutefois pas donné suite aux demandes répétées d'adopter une réglementation.

Les communications entre la Régie du bâtiment et le ministère de la Santé se retrouvent au coeur de courriels échangés entre des fonctionnaires du ministère, en juillet dernier, au plein coeur de la récente crise de la légionellose. Les fonctionnaires préparaient vraisemblablement la défense du ministère de la Santé qui craignait d'éventuelles poursuites.

La Ville de Québec a été victime cet été d'une éclosion de légionellose propagée par une tour de refroidissement. Treize personnes en sont mortes et 180 autres ont été infectées par la bactérie Legionella pneumophila. L'ex-ministre du Travail, Lise Thériault, a réglementé le nettoyage et l'entretien des tours de refroidissements le 24 août dernier.

Une enquête du coroner devrait par ailleurs s'amorcer d'ici quelques semaines.

Correspondance dans le dossier de la légionellose

D'après un reportage de Normand Grondin