DIVERTISSEMENT
02/10/2012 01:19 EDT | Actualisé 02/10/2012 01:21 EDT

Paolo Noël fait son bilan avec «J'ai mordu dans la vie et la vie m'a mordu», son autobiographie (PHOTOS)

Courtoisie

Une trentaine d’années après la parution des deux premiers tomes de son autobiographie, De l’orphelinat au succès et Tourne le vent, tourne la vie, Paolo Noël présentait lundi soir, au Monument National, le troisième volet du récit de sa vie et de sa carrière, joyeusement intitulé J’ai mordu dans la vie et la vie m’a mordu.

Plusieurs amis du chanteur et comédien s’étaient déplacés pour saluer leur camarade de longue date: Béatrice Picard, Francine Grimaldi, Michel Girouard, Pierre Létourneau, Pier Béland, Jenny Rock, Michel Louvain, Claudette Taillefer, André Lejeune, ainsi que les réalisateurs André Forcier et Luc Dionne, qui ont respectivement dirigé l’artiste dans les films Coteau rouge et Omertà, tenaient à adresser un bon mot à ce pilier du show-business québécois. Ému, Paolo Noël a pris la parole vers 18h, sa fidèle complice Diane à ses côtés.

«Diane et moi, on avait peur d’être seuls tous les deux, ici, ce soir. Avec Céline Dion de l’autre bord de la rue, ça nous faisait une grosse compétition!», a-t-il lancé, un sourire amusé aux lèvres, en faisant référence au spectacle-bénéfice en mémoire de l’attentat du 4 septembre, qui se tenait simultanément au Métropolis.

Parcelles de vie

Paolo Noël était à ce point heureux de retrouver ses vieux copains qu’il était difficile, pour les journalistes, de l’intercepter pour échanger quelques mots avec lui. Or, l’homme est un gentleman, et c’est avec sa verve habituelle, ponctuée d’expressions colorées et de quelques sacres bien sentis, qu’il a pris un moment, avec Le Huffington Post Québec, pour tracer un bilan de son parcours. De ses débuts dans le métier, qu’il doit à Jean Grimaldi, jusqu’à ses déboires avec sa belle-famille qui, de son propre aveu, lui a longtemps mené la vie dure, l’amuseur a raconté des bribes de son existence en sautant du coq à l’âne, mais avec une franchise qui l’honore.

«Lorsque je me suis marié – je me suis marié jeune et obligé -, je n’avais pas une cenne dans les poches», a-t-il déclaré d’entrée de jeu. «Mais j’ai passé à travers le temps. C’est toute une vie qui s’en suit. Je n’aime pas les gens qui ont des vies où il ne se passe jamais rien. Ils se couchent, ils se lèvent et, entre les deux, il n’y a rien. Moi, ça n’a jamais été comme ça.»

Amoureux de sa Diane depuis maintenant 47 ans, le séducteur né ne cache pas qu’il a connu au fil du temps plusieurs histoires d’amour… et qu’il a aussi brisé quelques cœurs.

«Quand j’aimais une femme, je l’aimais beaucoup», a-t-il détaillé. «Mais quand c’était fini, c’était fini. Pour toute la vie! Et elles sont toutes revenues me voir. Il y en a même une qui a téléphoné dernièrement. Elle m’a dit: “Paolo Noël, je t’aime!” Je lui ai raccroché au nez en lui disant qu’elle était en retard. Mais je ne nommerai pas de noms, parce que ce sont toutes des chanteuses», s’est-il ensuite esclaffé.

«Des voyous, ça a des qualités que les bourgeois n’ont pas. Je suis fidèle et, quand j’aime, j’aime fort. Il n’y a rien qui peut me déranger. Je vais faire tous les efforts que je peux pour sauver ma femme, et elle ferait la même chose pour moi. Pour les gens moins “classes”, c’est facile d’être amoureux et simple.»

Ses bouquins autobiographiques, Paolo Noël les a rédigés lui-même dans sa maison vieille de 300 ans, dans le Bas-Saint-Laurent. Il les a tous écrits à la main parce que, comme le lui a déjà dit son compagnon Félix Leclerc, «une lettre d’amour, ça s’écrit avec un crayon».

À 83 ans, lui reste-t-il des rêves à accomplir?

«J’ai beaucoup de plans dans la tête», a-t-il répondu, très sérieux. «Je vais vendre mon gros bateau. Et m’acheter un petit bateau. Pour m’amuser. Un gros bateau, c’est une job! Je vais donc m’acheter un beau petit bateau et un beau gros motorisé», a conclu celui qui est, depuis longtemps, reconnu pour son amour des voyages.

INOLTRE SU HUFFPOST

Paolo Noël