POLITIQUE
02/10/2012 12:21 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Francisation: des syndicats veulent éviter que le Québec devienne la Louisiane du nord

PC

MONTRÉAL - La Fédération des commissions scolaires joint sa voix à celles de plusieurs centrales syndicales pour demander au gouvernement du Québec d'intensifier et de mieux coordonner les efforts de francisation des immigrants, que ce soit à l'école ou au travail, afin de soutenir leur intégration.

Les groupes en question ont fait valoir en conférence de presse, mardi à Montréal, que les efforts les plus importants doivent être faits dès l'arrivée des immigrants afin de favoriser leur intégration à la société québécoise plutôt que de se tourner vers un apprentissage de l'anglais «sur le tas».

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a souligné que près de 40 pour cent des non-francophones ne sont pas rejoints par les services en place et que plus de 100 000 travailleurs immigrants ne connaissent pas le français, une situation qu'il a qualifiée d'anormale et inquiétante.

Il a précisé que 70 pour cent de ces personnes travaillent dans des entreprises de moins de 50 employés, qui sont exemptées de l'obligation d'implanter un comité de francisation, une situation qu'il souhaiterait voir corrigée à tout le moins pour les entreprises de 26 à 50 employés, afin d'éviter que le Québec ne devienne, selon son expression, la Louisiane du Nord.

Pour sa part, le président de la Fédération autonome de l'enseignement, Pierre St-Germain, a noté que la responsabilité de la francisation est partagée entre le ministère de l'Éducation, celui de l'Immigration et celui de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Selon lui, il serait nécessaire de faire le ménage dans les nombreux programmes et de coordonner les efforts de ces ministères afin d'en arriver à une offre de services globale et cohérente.