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Athènes et ses autres mesures d'austérité

01/10/2012 07:21 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

La Grèce tente de nouveau de s'entendre avec ses créanciers, lundi, sur de nouvelles mesures d'austérité impopulaires qui doivent être comprises dans son projet de budget 2013. Le pays se dirige d'ailleurs vers une sixième année de récession.

Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, doit rencontrer en après-midi les représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international. Ceux-ci doivent déterminer si les efforts consentis de 13,5 milliards d'euros d'économies sont suffisants pour recevoir en contrepartie un versement de 31,5 milliards d'euros de ses créanciers, surtout pour recapitaliser les banques grecques.

Après des semaines de pourparlers, le gouvernement de coalition s'est entendu sur un projet de budget, dont le vote final est prévu d'ici deux mois, malgré la contestation sociale. La semaine dernière, plus de 50 000 Grecs ont manifesté contre ces mesures d'austérité à Athènes et à Salonique, dans le nord du pays.

La Grèce est incapable de sortir du cercle vicieux de l'austérité et de la récession. Depuis 2008, son économie s'est contractée de 25 %, malgré deux plans de sauvetage. L'an prochain, son PIB devrait reculer d'environ 4 %.

D'autres mesures d'austérité

D'après une source du ministère des Finances, les nouvelles mesures d'austérité prévoient environ 7 milliards de réduction de dépenses en abaissant les prestations de retraite, les salaires de fonctionnaires, dont les juges, les universitaires, les policiers et les pompiers, et des réductions de prestations sociales.

Athènes réduirait aussi la taille de sa fonction publique en éliminant près de 15 000 postes grâce à des retraites anticipées. Le budget prévoirait également de nouveaux revenus totalisant 3 milliards d'euros sur deux ans.

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