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Les dernières étapes de la réouverture de NewPage au Cap-Breton sont franchies

28/09/2012 06:06 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Tout devrait être en place pour permettre la réouverture de la papetière NewPage, en Nouvelle-Écosse, la semaine prochaine.

La Cour suprême de la Nouvelle-Écosse a ratifié, jeudi, la vente de l'usine à l'entreprise canadienne Pacific West.

La conclusion de la vente se fera plus tard vendredi lorsque le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, les représentants de NewPage et de Pacific West et les avocats apposeront leur signature sur les documents de clôture, à Halifax et à Toronto.

Une question de concurrence

D'autre part, le premier ministre Darrell Dexter ne croit pas que le parlementaire américain Mike Michaud réussira à contester l'aide financière offerte par la Nouvelle-Écosse à Pacific West.

M. Michaud a demandé au commissaire américain du commerce de se pencher sur l'aide offerte pour vérifier si elle contrevient à l'Accord de libre-échange nord-américain. Il soupçonne que l'aide du gouvernement néo-écossais constitue une forme de concurrence déloyale qui pourrait menacer la survie de trois papetières au Maine.

Hervé Prince, un professeur de droit économique international à l'Université de Montréal, explique que l'Organisation mondiale du commerce autorise des subventions ponctuelles lorsqu'il s'agit de préserver des entreprises régionales essentielles.

« L'intimidation des États-Unis, les Canadiens en ont maintenant l'expérience. On l'a vu dans l'affaire du bois d'oeuvre. C'est toujours comme ça. Ils font de l'intimidation, mais ça ne veut rien dire. Ça ne veut pas dire que la mesure n'est pas conforme au droit, et ça ne veut pas dire que la mesure va être invalidée parce qu'ils vont montrer des muscles », affirme Hervé Prince.

Pacific West a aussi obtenu un tarif d'électricité réduit de la commission des entreprises de service public de la Nouvelle-Écosse pour l'usine de Port Hawkesbury.

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