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Washington doit « cesser de persécuter Wikileaks », dit Julian Assange

27/09/2012 02:11 EDT | Actualisé 26/11/2012 05:12 EST

Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré mercredi par liaison vidéo qu'il était un « homme libre » et qu'il était « temps que le gouvernement américain cesse de persécuter WikiLeaks ».

Depuis l'ambassade d'Équateur à Londres, où il est réfugié depuis trois mois, il a également accusé le président américain Barack Obama de vouloir récupérer le printemps arabe pour se faire réélire aux élections de novembre.

« Cela doit surprendre les Tunisiens d'entendre Obama dire qu'il a soutenu les forces du changement », a-t-il déclaré, tout en s'en prenant à la Suède et à la Grande-Bretagne, les blâmant de ne pas vouloir lui donner de garanties qu'il ne serait pas extradé aux États-Unis.

Julian Assange a tenu ses propos au moment où se tenait une réunion organisée par l'Équateur en marge de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU), à New York.

Quelques heures avant de rencontrer son homologue britannique William Hague pour trouver une solution dans le dossier, le ministre des Affaires étrangères de l'Équateur, Ricardo Patino, a déclaré que la seule solution pour sortir de l'impasse dans le dossier de Julian Assange était de lui accorder un « sauf-conduit »

Ricardo Patino a affirmé être « absolument prêt » à garder le fondateur de WikiLeaks aussi longtemps que nécessaire.

« Quand l'Équateur a pris la décision qu'il a prise, il en connaissait les implications » possibles, a-t-il ajouté. « Nous verrons ce qui est proposé, mais pour nous la seule solution pour résoudre la question d'une façon légale et qui défende les droits fondamentaux de M. Assange est de lui accorder un sauf-conduit », a poursuivi le ministre.

Il a précisé que ce genre de situations s'étaient toujours soldées par la libération de la personne dans le passé et qu'il espérait que le cas de Julian Assange « ne serait pas une exception ».

La semaine dernière, le gouvernement équatorien a évoqué la possibilité de demander au Royaume-Uni d'autoriser le transfert du fondateur de WikiLeaks dans son ambassade en Suède, afin qu'il puisse répondre des allégations de crimes sexuels dont il fait l'objet dans ce pays.

Julian Assange conteste son extradition en Suède, estimant que cela fait partie d'un complot pour l'extrader aux États-Unis afin qu'il y soit jugé pour son travail avec WikiLeaks, qui a publié des milliers de documents secrets du gouvernement américain.

L'Équateur lui a accordé l'asile politique le 15 juin, mais les autorités britanniques ont indiqué qu'elles l'arrêteraient dès qu'il mettrait le pied hors de l'ambassade d'Équateur.

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