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Les Canadiens indifférents face à leurs dettes, selon un nouveau sondage

24/09/2012 05:05 EDT | Actualisé 23/11/2012 05:12 EST

Les Canadiens estiment pour la plupart que l'endettement est une stratégie financière viable, révèle un nouveau sondage à un moment où l'endettement des ménages atteint des niveaux sans précédent au pays.

L'enquête réalisée par Harris/Décima pour le compte de la firme Hoyes, Michalos & Associates démontre que 9 Canadiens sur 10 n'hésiteraient pas à emprunter pour acquitter une obligation soudaine.

Selon le sondage, 55 % des personnes questionnées ont dit être extrêmement confiantes ou très confiantes de pouvoir récolter 2000 $ en moins d'un mois, en cas de besoin. De plus, 92 % des Canadiens ont affirmé qu'ils seraient prêts à emprunter pour amasser cette somme.

Moins de la moitié des personnes - soit 45 % - ont indiqué n'avoir jamais eu de problème d'endettement.

L'endettement des ménages canadiens se chiffre actuellement à 152 % de leur revenu, et plusieurs hauts responsables ont prévenu les Canadiens de commencer à alléger le poids de leurs dettes avant que les taux d'intérêt ne recommencent à augmenter. Les résultats du sondage laissent toutefois croire que les consommateurs canadiens font la sourde oreille à ces avertissements.

« Pour plusieurs, l'utilisation de la dette pour non seulement faire de gros achats comme des voitures, mais aussi pour couvrir les dépenses quotidiennes, est devenue chose courante », a-t-il ajouté.

Les consommateurs ont tiré profit des taux d'intérêt très peu élevés en vigueur depuis la récession de 2008-2009. En conséquence, ils sont couverts de dettes à faible coût.

Le taux directeur de la Banque du Canada - qui affecte les taux des prêts bancaires - demeure à 1 %, niveau qui est le sien depuis septembre 2010.

Par ailleurs, 26 % des personnes questionnées dans le cadre du sondage ont indiqué qu'elles étaient plus endettées aujourd'hui qu'il y a un an. De plus, 70 % des Canadiens ont dit avoir besoin d'une aide immédiate pour s'acquitter de leurs obligations financières, y compris le remboursement d'une dette (20 %), l'augmentation de l'épargne (16 %) et l'amélioration des liquidités (13 %).


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