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La région se mobilise pour éviter la fermeture de Gentilly-2

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GENTILLY
(Archives) | PC

En Mauricie, la mobilisation pour empêcher la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 s'organise. Les élus et des représentants des chambres de commerce de Trois-Rivières et du Centre-du-Québec se rencontrent aujourd'hui. De son côté, la première ministre Pauline Marois se dit prête à rencontrer la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets.

Mme Désilets s'inquiète des conséquences économiques de la décision du nouveau gouvernement péquiste. La mairesse souligne que la fermeture de Gentilly-2 nuira aux 800 travailleurs de la centrale ainsi qu'aux PME de la région, qui possédaient pour environ 40 millions de dollars de contrats avec Hydro-Québec.

Ces entreprises ont développé une expertise en lien avec la centrale. Un savoir-faire qu'elles ne pourront pas valoriser, Gentilly-2 étant la seule centrale nucléaire de la province. Les travailleurs et leurs familles devront être déplacés à l'extérieur du Québec, déplore Mme Désilets.

La mairesse de Bécancour s'étonne de la rapidité de l'annonce du gouvernement Marois. « On n'a pas d'informations et on ne sait pas où on s'en va », explique-t-elle en demandant le déploiement d'un plan qui envisage le problème « d'un bout à l'autre ».

La création d'un Fonds de diversification économique pour le Centre-du-Québec et la Mauricie, annoncée par Pauline Marois afin de compenser la perte d'activité économique liée à la fermeture de la centrale, ne satisfait pas Mme Désilets. La somme de 200 millions de dollars qui lui serait allouée ne pourrait suffire à la tâche que pour une seule année, affirme la mairesse de Bécancour, qui soutient que la décision de fermer Gentilly-2 a été précipitée.

« Depuis 2008, on parle de réfection. Mme Marois a même plaidé pour la création d'une commission à ce sujet. S'il y a de nouveaux développements, ils ne sont pas encore connus. C'est assez nébuleux », déplore-t-elle.

Une marche de solidarité

La Chambre de commerce et d'industries du Coeur-du-Québec et la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières organisent une marche de solidarité pour les employés de Gentilly-2 et leur famille. L'événement aura lieu le dimanche 30 septembre.

Les intervenants demandent aux employés, à la population et aux fournisseurs de se joindre au groupe. Les présidents des Chambres de commerce souhaitent que Pauline Marois entende le message des citoyens qui demandent la réfection de la centrale.

« Lors de l'annonce de la fermeture de Gentilly-2, nous avons été offensés de la façon dont elle s'y est prise. C'était très cavalier et un manque de respect total pour notre population. On aurait dit qu'elle souhaitait se débarrasser de ce dossier, et ce, à tout prix », expliquent messieurs Girard et Charlebois.

Les intervenants demandent à nouveau la tenue d'une commission parlementaire sur l'avenir de Gentilly-2

Une inquiétude partagée par la population

La population s'active également. Une citoyenne de Bécancour, Marie-Christine Hupé, a lancé une pétition dans le but de sauver la centrale et les emplois qui y sont liés. Elle a recueilli plus de 800 signatures et soutient que cette fermeture serait catastrophique pour l'économie de la région.

Mme Hupé estime que ce n'est pas tout de créer de nouveaux emplois, mais soutient qu'il faut protéger ceux existants. Elle craint que les familles qui profitent de la sécurité des emplois au sein d'Hydro-Québec quittent la région et que les emplois créés par le déclassement ne profitent pas aux gens de la région.

La citoyenne rejette les craintes liées au nucléaire. « C'est tellement réglementé qu'il ne peut pas y avoir de danger », estime Mme Hupé.

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