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Iran : la fille de l'ancien président Rafsandjani emprisonnée

23/09/2012 10:20 EDT | Actualisé 23/11/2012 05:12 EST

Faezeh Rafsandjani, la fille de l'ancien président iranien Ali Akbar Rafsandjani, a été emprisonnée dans la soirée de samedi en application d'une peine de six mois de prison, prononcée en 2011, pour « propagande contre le régime ».

Elle est détenue dans la célèbre prison d'Evin, dans le nord de la capitale.

La fille de l'ancien président a été très active durant la grande vague de contestation des résultats élections présidentielles de 2009, où Mahmoud Ahmadinejad été réélu.

Elle avait pris la parole devant des partisans du candidat Mir Hossein Moussavi lors d'une manifestation interdite par le pouvoir. Elle avait également dénoncé, dans une interview accordée à un site Internet d'information lié à l'opposition, les violations de droits de l'homme et la politique économique du gouvernement.

Faezeh Rafsandjani se trouvait parmi les milliers de manifestants arrêtés lors des manifestations. Les autorités l'avaient relâchée, mais elle avait été condamnée deux ans plus tard.

Son père, qui dirige toujours le Conseil de discernement du régime, la plus haute instance d'arbitrage politique du pays, a été critiqué par les conservateurs pour ne pas avoir condamné les anciens candidats Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi.

Ces derniers, qui ont dirigé le mouvement de contestation, sont placés en résidence surveillée.

L'ancien président Ali Akbar Rafsandjani, qui avait été battu en 2005 par M. Ahmadinejad, avait soutenu indirectement Mir Hossein Moussavi en 2009.

Une histoire de famille

La fille de l'ancien président a été arrêtée après une manifestation à l'aéroport de Téhéran des partisans du régime, qui réclamaient l'arrestation de Mehdi Rafsandjani, un des fils de l'ex-président, qui vit à Londres depuis trois ans.

Une rumeur circulait dans la capitale iranienne faisait état de son retour au pays samedi.

Mehdi Rafsandjani est lui aussi visé par une procédure judiciaire. Il est accusé d'avoir fomenté un soulèvement après les élections de 2009, ce qu'il a toujours nié.

Selon Al-Arabiya, il aurait obtenu des garanties de la part du régime pour qu'il ne soit pas arrêté à son retour au pays.

De son côté, le père aurait eu des discussions pour que son fils bénéficie d'un procès équitable.

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