Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont affirmé samedi que l'Europe devait renforcer son intégration politique et économique pour garantir la paix et une prospérité ininterrompue sur le continent.

Les deux dirigeants se sont retrouvés à Ludwigsburg, dans le sud-ouest de l'Allemagne, à l'occasion du 50e anniversaire du discours du général de Gaulle à la jeunesse allemande, en 1962, un moment important dans la réconciliation entre les deux pays après la fin de la Deuxième guerre mondiale.

"Nous sommes liés par l'histoire", a affirmé le président français lors d'une conférence de presse commune. "C'était très difficile, vingt ans après une guerre qui avait divisé autant l'Europe et opposé nos deux pays dans la barbarie. C'était très difficile de se retrouver dans un traité d'amitié, c'était très difficile pour l'Europe d'être capable d'avoir une vision commune", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, nous ne sommes pas du tout devant cette épreuve (...) mais en même temps, nous sommes devant une crise, nous sommes devant une Europe qui doute d'elle-même", a souligné François Hollande. "La responsabilité de ceux qui dirigent, c'est de prendre les bonnes décisions" et "d'avoir de l'audace", a-t-il ajouté.

François Hollande a assuré qu'avec Angela Merkel, ils échangeaient "autant qu'il est possible et nécessaire". "Nous le faisons dans un bon esprit, en cherchant à chaque fois le compromis pour entraîner les autres. Je crois que l'erreur, ce serait de laisser penser que dès que nous sommes d'accord nous, les autres devraient forcément nous suivre. Mais l'autre erreur, ce serait de ne pas nous mettre d'accord", a-t-il remarqué.

Pour le président français, "il est très important que la France et l'Allemagne, à chaque moment, puissent se retrouver sur le cap à conduire et l'étape à franchir".

Angela Merkel a affirmé pour sa part que l'Allemagne et la France travailleront, et doivent travailler ensemble étroitement pour consolider l'Europe afin de surmonter les nouveaux défis. "Quelle que soit la grandeur des défis économiques, cela reste et restera valide: nous, Européens, sommes unis dans la recherche de notre bonheur", a-t-elle affirmé.