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Mauvaises critiques : Éric Bruneau défend Adam et Ève (VIDÉOS)

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Éric Bruneau. (PC)
Éric Bruneau. (PC)

Les critiques n’ont pas été tendres envers Adam et Ève, la nouvelle œuvre télévisuelle de Claude Meunier que diffuse Radio-Canada depuis le 12 septembre dernier. Or, si plusieurs ont reproché à la série de ne pas être très drôle et de manquer de relief, les comédiens qui lui donnent vie, eux, persistent à défendre bel et ongles le plus récent produit du créateur de La petite vie.

C’est notamment le cas d’Éric Bruneau. Personnifiant Mario, l’amoureux du fils homosexuel du couple principal (incarné par Pierre-François Legendre et Sophie Cadieux), le comédien s’est montré agacé par la virulence avec laquelle les médias ont dénigré son travail et celui de ses camarades.

« L’acharnement médiatique, je trouve ça énervant, a martelé le jeune homme. Certains journalistes ont l’air de vouloir frapper dans Adam et Ève avec bonheur. Que les gens n’aiment pas la série, c’est une chose, mais sont-ils obligés de le répéter sans arrêt ? Moi, j’ai un problème avec l’acharnement. Mais les journalistes ont toujours plus de tribune que les comédiens. Ça ne donne rien d’embarquer dans cette guerre-là, parce qu’on est sûrs de perdre. Alors, j’essaie de le prendre avec détachement. Mais je trouve ça dommage pour mes amis, qui ont travaillé très fort. À un moment donné, il faut arrêter. »

Demeurer philosophe

Éric Bruneau a affirmé avoir vu Claude Meunier depuis la présentation des premiers épisodes d’Adam et Ève aux représentants de la presse. Selon lui, le vieux routier de l’humour n’est pas démonté par les commentaires négatifs qu’il a reçus.

« Je pense qu’il prend ça avec philosophie, a estimé l’acteur. Ce n’est pas la première fois qu’il se fait attaquer. Un tissu de niaiseries a déjà été écrit sur La petite vie, et ç’a fait des cotes d’écoute de quatre millions… Il faut en prendre et en laisser. »

Celui qu’on peut aussi voir dans Toute la vérité et Tu m’aimes-tu se dit par ailleurs extrêmement fier de voir son nom figurer au générique d’une comédie signée de la main du père de Ding et Dong.

« Moi, j’adore l’univers de Claude, s’est-il enthousiasmé. Jeune, j’ai beaucoup regardé tout ce qu’il faisait. Je suis de la génération de Ding et Dong et La petite vie. Je suis vraiment choyé d’avoir rencontré ce bonhomme-là. Il a marqué le Québec. »

« À un moment donné, on devient tellement intransigeant… Aussitôt que quelqu’un fait un hit, il faut que le projet d’après soit aussi bon, sinon on lui “rentre” dedans. L’œuvre d’un artiste, c’est une progression, et ça ne se résume pas à un produit. Je respecte l’opinion des gens, mais l’exigence d’être toujours au top, c’est du marketing. Dans ce cas-ci, des journalistes avaient écrit des papiers sur la série avant même qu’on tourne… Dans cet esprit-là, j’ai un peu de misère à le prendre », a conclu Éric Bruneau à propos d’Adam et Ève.

Pas de Muses orphelines

Au chapitre de ses autres activités professionnelles, l’amoureux de Laurence Leboeuf voit sa carrière être sur une formidable lancée, à un tel point qu’il doit annuler des engagements pour faire de la place à d’autres.

Ainsi, Éric Bruneau s’est vu forcé de se retirer de la distribution de la pièce Les muses orphelines, dans laquelle il devait jouer et qui sera à l’affiche du Théâtre Jean Duceppe du 20 février au 30 mars 2013. Maxime Denommée le remplacera, alors que lui se consacrera au tournage d’un nouveau projet, dont il ne peut révéler la teneur pour l’instant. Le conflit d’horaire étant trop important, le comédien a dû faire des choix.

Sinon, Éric montera comme prévu sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) en novembre, dans Christine, la reine-garçon, aux côtés de Céline Bonnier, Catherine Bégin et David Boutin, dans une mise en scène de Serge Denoncourt.

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