DIVERTISSEMENT

Lyne Charlebois expose ses œuvres pour la Fondation C.A.C.T.U.S. (PHOTOS)

20/09/2012 02:41 EDT | Actualisé 20/09/2012 02:41 EDT
Courtoisie

La réalisatrice Lyne Charlebois, à qui l'on doit notamment le film Borderline, plusieurs épisodes des séries Toute la vérité et Nos étés, et des vidéoclips de chanteurs de renom comme Céline Dion, Roch Voisine, Daniel Bélanger et Marjo, présentait mercredi soir, au Monument National, sa toute première exposition d’œuvres graphiques.

«Gribouillant» depuis quelques années déjà, Lyne Charlebois chérit le relatif anonymat que lui confère son statut de cinéaste et n’aurait sans doute jamais, selon ses dires, accepté de dévoiler ses toiles au grand jour si on ne lui avait pas proposé de profiter du vernissage pour venir en aide à une cause qui lui est chère.

Or, très impliquée au sein de la Fondation C.A.C.T.U.S Montréal, qui travaille entre autres à prévenir la transmission du virus du sida chez les toxicomanes, la dame a accepté de mettre en vente une quarantaine de ses dessins, tous réalisés dans la dernière année, afin d’amasser des fonds pour le regroupement. Les tableaux seront exhibés au Monument National jusqu’au 4 novembre, et on peut se les procurer au coût de 700$ chacun, encadrement inclus.

«Je n’aurais jamais fait d’exposition si je n’avais pas été associée à une cause, a insisté la créatrice en entrevue. La toxicomanie, c’est quelque chose qui me touche beaucoup. C.A.C.T.U.S fournit notamment des seringues aux consommateurs de la rue. Il faut enrayer le tabou selon lequel on encourage ainsi les toxicomanes à consommer; si une personne droguée décide de consommer, elle va le faire si elle le désire. Alors, au moins, avec la fondation, elle va se conscientiser, utiliser des seringues propres et éviter de propager le VIH, par exemple.»

«Il faut comprendre que la toxicomanie, c’est une maladie», a poursuivi Lyne Charlebois. «Ce n’est pas un vice. On peut déceler des toxicomanes dès l’âge de cinq ans, seulement par leurs comportements. Lorsqu’ils arrivent à l’adolescence, on n’est pas étonnés de les voir basculer dans l’alcool ou la drogue. C’est important pour moi de faire tomber les tabous.»

Donner au suivant

En ce qui a trait à ses œuvres d’art, celle qui se débrouille aussi très bien derrière un appareil-photo se montre peu loquace. Aucune inspiration particulière ne la guide lorsqu’elle s’installe à sa table à dessin pour esquisser ses visages partiellement voilés («des faces, c’est tout ce que je sais faire!», a-t-elle lancé en riant).

«J’ai un petit talent de dessinatrice, mais c’est tout, a modestement précisé l’artiste. C’est un exutoire pour moi. Je dessine comme d’autres passent du temps sur internet ou font des casse-têtes. Mais si je peux venir en aide à C.A.C.T.U.S, ça me motive. Pour donner au suivant. Je pense que la vie devient moins absurde quand on donne.»

Plusieurs personnalités connues, comme René Richard Cyr, Guy Richer, Éric Bruneau, Hélène Florent, Maude Guérin, Denis Bouchard, Amélie Grenier, Dorice Simon et Marie Charlebois (la sœur de Lyne), de même que les auteurs Anne Boyer, Annie Piérard et Bernard Dansereau, sont passés saluer l’étoile de la soirée à l’occasion de son lancement, mercredi. Tous ont vanté les qualités artistiques et l’énergie sans failless de leur amie.

Pour en savoir plus sur les activités de Lyne Charlebois, on consulte le www.lynecharlebois.com.

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