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Le PQ ne sera pas hostile au milieu des affaires, rassure Marois

20/09/2012 09:33 EDT | Actualisé 20/11/2012 05:12 EST

Un texte de Lili Boisvert

La première ministre Pauline Marois ne voit pas pourquoi le milieu des affaires devrait s'inquiéter de la gouvernance du Parti québécois.

À la fin de son premier point de presse en tant que première ministre, jeudi, Mme Marois a tenu à rassurer la communauté d'affaires de la province. « Nous ne serons pas un gouvernement hostile aux entreprises », a-t-elle déclaré, spécifiant que la remise en question de la compétence et des orientations du PQ en matière de développement économique « [l]'étonne toujours ».

Mme Marois a plaidé que son équipe ministérielle est tout à fait compétente sur les questions économiques, soulignant que son Cabinet compte plus d'un titulaire de MBA (maîtrise en administration des affaires), à commencer par la première ministre elle-même.

Selon Mme Marois, les hommes et les femmes d'affaires du Québec ont eut droit, sous les libéraux, à des ministres des Finances « qui n'avaient pas le quart de la compétence » de Nicolas Marceau, l'actuel ministre des Finances, et de celles de la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique, Élaine Zakaïb.

Le PQ se soucie beaucoup de la productivité de l'économie, dit sa chef, et il s'engage notamment à accroitre les investissements en matière de recherche et développement. « Alors, rassurez la communauté des affaires, nous serons au rendez-vous », a-t-elle dit.

Après le dévoilement du Cabinet Marois, mercredi, le Conseil du patronat du Québec a émis plusieurs inquiétudes quant aux propositions avancées par le PQ lors de la campagne électorale, notamment au sujet des modifications de la Charte de la langue française et dans le dossier des lois du travail, considérées comme nuisible pour les entreprises. Le Conseil du patronat critiquait aussi l'engagement du PQ d'annuler la hausse des droits de scolarité et celle d'annuler la taxe santé pour mettre en place une « fiscalité accrue imposée à ceux qui génèrent le plus de richesse » - deux décisions prises officiellement jeudi par le gouvernement.

Une vision écologiste de l'économie

Selon Gérald Fillion, journaliste spécialité en économie, le nouveau gouvernement présente une vision « écologiste » de l'économie. Les libéraux Raymond Bachand, Clément Gignac, Sam Hamad et Pierre Arcand, qui étaient au coeur de l'équipe économique du Parti libéral, ont été remplacés par Nicolas Marceau (Finances), Martine Ouellet (Ressources naturelles), Daniel Breton (Environnement) et Élaine Zakaïb (Politique industrielle) pour qui l'écologie est une préoccupation de « tous les instants ».

Alors que le milieu des affaires perçoit souvent l'environnement comme un facteur de contraintes, il devra s'adapter à « une approche beaucoup plus écologique de l'économie en général », évalue Gérald Fillion.

Par ailleurs, les hommes et femmes d'affaires de la province peuvent aussi tenter de saisir les occasions d'affaires qui existent dans le secteur environnemental, fait valoir l'analyste.

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