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Cirque du Soleil : Saltimbanco revient à la maison (PHOTOS)

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Le spectacle de Saltimbanco. (PC)
Le spectacle de Saltimbanco. (PC)

Le 23 avril 1992, le Cirque du Soleil présentait en grande première mondiale, à Montréal, le spectacle Saltimbanco. 20 ans, 48 pays, 200 villes, 6000 représentations et 14 millions de spectateurs plus tard, les artisans de l’œuvre rentrent à la maison pour adresser un ultime au revoir à leur tout premier public, et ainsi conclure dignement ce formidable périple.

Gilles Sainte-Croix et Renée-Claude Ménard, respectivement guide artistique et directrice principale des relations publiques du Cirque, avaient convié les médias, mercredi matin, dans les immenses locaux de l’institution, pour annoncer que Saltimbanco sera à l’affiche du Centre Bell du 19 au 30 décembre prochain. Visiblement heureux du chemin parcouru par la colorée création, le tandem a profité de l’occasion pour tracer un bilan très positif de l’aventure.

« Avec Saltimbanco, on souhaitait arriver à créer un spectacle de cirque avec plus de théâtralité, a expliqué Gilles Sainte-Croix, qui a apposé sa griffe sur pratiquement toutes les conceptions du Cirque du Soleil. On avait rassemblé un groupe de créateurs qui venaient du théâtre, comme le scénographe Michel Crête, la costumière Dominique Lemieux, l’éclairagiste Luc Lafortune et le metteur en scène Franco Dragone. On voulait pousser la formule un peu plus loin et, puisqu’à l’époque, les visions du futur étaient pessimistes, on s’est demandé dans quel monde nos enfants allaient grandir. C’est ce qui nous a amenés au thème de l’urbanité, qu’on a fouillé sous toutes ses coutures. On ne souhaitait pas nécessairement transmettre un message, mais plutôt générer des images que les gens interpréteraient à leur façon. »

Une réinvention

Saltimbanco (saltimbanque en italien) marquait, il y a deux décennies, une toute nouvelle façon de faire pour l’entreprise fondée par Guy Laliberté. C’est notamment dans ce cadre fantaisiste qu’ont été écrites les premières chansons en langage inventé, un procédé qui est par la suite devenu la marque de commerce du Cirque. C’est également à partir de ce jour que les acrobates se sont métamorphosés en personnages à part entière, avec une personnalité et une façon de bouger qui leur sont propres.

Qui plus est, Gilles Sainte-Croix n’hésite pas à qualifier Saltimbanco de « spectacle bulldozer », en ce sens que l’œuvre porte une connotation universelle qui rejoint tout le monde. À preuve, il s’agit du tour de piste le plus vu dans l’histoire du Cirque du Soleil.
« Je suis très touché que Saltimbanco revienne à Montréal, a-t-il mentionné. Le spectacle était déjà venu à trois reprises, mais je crois que c’est une bonne chose de boucler la boucle ici. »

Les billets pour les dernières représentations de Saltimbanco seront mis en vente à compter du 22 septembre. Une panoplie de produits dérivés (programme souvenir, chandails, sacs en coton, etc.) seront aussi disponibles, de même qu’un forfait « Dans les coulisses de Saltimbanco », qui comprendra une réception avant le spectacle et une rencontre avec les 50 artistes de la troupe. Un billet commémoratif sera en outre émis.

Quant au prochain fleuron du Cirque du Soleil, nous ne pourrons l’applaudir qu’en 2014, aux dires de Gilles Sainte-Croix. « Mais on ne sait rien de plus pour l’instant », a précisé l’homme en souriant.

LA CONFÉRENCE EN IMAGES:

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