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131 détenus s'évadent d'une prison au Mexique

19/09/2012 02:10 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

La police et l'armée mexicaines sont aux trousses de 131 prisonniers qui se sont évadés mardi de la prison de Piedras Negras, au nord du pays. Les autorités soupçonnent le cartel des Zetas d'être derrière cette évasion de masse.

Les soldats et les policiers passaient au peigne fin les véhicules et les résidences des environs de la ville, située tout près de la frontière américaine. Des hélicoptères du Département de sécurité intérieure des États-Unis survolaient également les environs pour repérer les fugitifs qui parviendraient à passer du côté américain de la frontière.

Selon les autorités, les détenus se seraient échappés par un tunnel creusé à une profondeur de 3 mètres sous le plancher d'un ancien atelier de menuiserie de la prison. La sortie du tunnel se trouvait à l'intérieur du terrain du pénitencier, ce qui a contraint les fugitifs à découper une section de la clôture de barbelés.

Les policiers croient que les évadés auraient reçu l'aide du cartel des Zetas pour mettre leur plan à exécution. Les autorités ont expliqué que plusieurs des fugitifs étaient emprisonnés pour trafic de drogue ou enlèvement, des crimes liés aux groupes criminalisés impliqués dans le trafic de drogue.

Tout le personnel de l'établissement a été placé en détention afin d'être interrogé par les policiers. De plus, une récompense de 20 000 pesos (plus de 15 000 $) est offerte pour quiconque pourra fournir des informations sur l'endroit où se cachent les détenus. Quelque 5000 policiers et soldats ont été mobilisés pour retrouver les fugitifs.

Il s'agit de la deuxième plus importante évasion de masse à survenir au cours des dernières années au Mexique. En décembre 2010, 141 détenus de la prison de Nuevo Laredo, dans le nord-est du pays, avaient pris la poudre d'escampette.

Le président mexicain Felipe Calderon a réagi à l'évasion sur son compte Twitter. Il a qualifié l'évènement de « déplorable » et a souhaité que la « vulnérabilité des institutions judiciaires des États soit corrigée ».

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