NOUVELLES

Pas de libération conditionnelle pour le meurtrier David Shearing

18/09/2012 08:25 EDT | Actualisé 18/11/2012 05:12 EST

À Bowden en Alberta, la Commission des libérations conditionnelles a rejeté la requête d'un homme condamné à la prison à vie pour le meurtre de six personnes en Colombie-Britannique.

En 1982, David Shearing a tué par balles George et Edith Bentley, leur fille Jackie et son mari, Bob Johnson, alors que la famille faisait un voyage de camping en Colombie-Britannique en 1982, près du parc provincial Wells Gray.

Il a gardé les filles du couple -- Janet, âgée de 13 ans, et Karen, âgée de 11 ans -- en vie pendant près d'une semaine, les a agressées sexuellement avant de les amener, chacune à leur tour, dans les bois pour les tuer.

Les six corps ont été entassés dans le véhicule de la famille Johnson. Shearing a par la suite placé les six corps dans la voiture de la famille, l'a poussée au bas d'une pente pour ensuite l'incendier.

L'homme qui s'appelle maintenant David Ennis est écroué au pénitencier de Bowden en Alberta.

Shearing a plaidé coupable et a reçu la peine maximale de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Il avait déjà entamé des démarches pour être libéré en 2008. Sa demande avait également été refusée. Il peut présenter de telles requêtes tous les deux ans.

Mardi, il a comparu devant la Commission des libérations conditionnelles. Il s'est excusé pour ses actes odieux, sans pouvoir convaincre les juges qui le croient toujours dangereux et pas prêt à recouvrer sa liberté. La Commission a statué que David Shearing est encore porté aux fantaisies de violence sexuelle et doit poursuivre son traitement en tant que délinquant sexuel.

Toujours habitée par les évènements, trois décennies plus tard

Trente ans après les sextuples meurtres, le drame hante toujours Kelly Nielsen, qui a perdu tragiquement ses grands-parents, son oncle, sa tante et ses cousines.

« C'est possible d'enfouir tout ça dans le fond de sa conscience, mais de temps à autre, ces événements remontent à la surface. On ne peut pas oublier ça. »

Celle qui avait 18 ans au moment des meurtres comptait être présente, aux côtés de plusieurs membres de sa famille, aux audiences de la Commission des libérations conditionnelles.

« Chaque fois, ça nous ramène à 1982 », soutient-elle.

Accompagnée de membres de sa famille, elle comptait faire une déclaration à la Commission.

« Je veux qu'ils sachent que ce ne sera jamais terminé pour nous. Tous les deux ans, nous revivons ce drame et c'est très douloureux. »

Le meurtrier demeurera derrière les barreaux pendant au moins deux ans, avant de pouvoir soumettre une nouvelle demande.

PLUS: