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L'exploitation de gaz au Canada et aux É.-U. aux prix actuels ne serait pas rentable

18/09/2012 02:42 EDT | Actualisé 17/11/2012 05:12 EST

L'exploitation du gaz naturel n'est pas rentable dans les conditions actuelles, selon l'analyse de consultants de l'industrie.

La valeur de gisements au Canada et aux États-Unis s'est tant dépréciée que leurs propriétaires ne pourraient pas recouvrer les coûts d'exploitation, au prix de vente actuel de cette ressource.

Selon les calculs du groupe d'analyses en économie énergétique de Calgary, Ziff Energy Group, la valeur des gisements de gaz naturel des petits et grands joueurs de l'industrie s'est dépréciée de quelque 10 milliards de dollars entre la fin de 2011 et le second trimestre de 2012.

Le président et directeur général du groupe, Paul Ziff, affirme que des gazières d'envergure comme l'Australienne BHP (TSX : BHP), l'Albertaine Encana (TSX : ECA) ou la Britannique BP (NYSE : BP), mais aussi des entrepreneurs indépendants ont rapporté une réduction de la valeur de leur gisement.

L'éventail de ces réductions va de moins de 10 % à aussi haut que 70 % de la valeur pour le gisement de gaz de schiste Haynesville en Louisiane, qu'a acquis BHP des mains de Chesapeake en février 2011.

M. Ziff ajoute que la diversité des gisements touchés est immense, allant de gisements de gaz dans le Nord canadien à des gisements de gaz naturel classique dans l'ouest du pays, jusqu'au méthane de houille des Rocheuses américaines et au gaz de schiste du Texas et de la Louisiane.

D'autres pertes devraient être rapportées par les entreprises à la fin de l'année, à moins d'une montée subite du prix du gaz, avance M. Ziff.

Le même groupe de consultants estimait plus tôt cette année que le développement de véhicules au gaz naturel par des gazières pourrait faire épargner beaucoup d'argent aux automobilistes.

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